‹ Le Palais de justice et la Sainte-Chapelle de ParisChapitre 21 sur 123 · ASTESAN · texte numérisé non relu

ASTESAN

/». En 1895, l'architecte Daumet a proposé au Conseil général de la Seine d'introduire une décoration de la Salle des Pas-Perdus sur les espaces réservés des parois, au nombre de neuf, qui étaient vierges de toute ornementation ; il indiquait l'intérêt d'y faire figurer entre autres un plan du Palais vers i5oo et un autre de 176^. Ces intentions ne sont pas encore réalisées.

numental dit des Grands degrés), la partie nord de la galerie des Merciers, et la porte dite du Perron royal.

La table de marbre noir, située à l'extrémité de la Grand' Salle, qui fut brisée par l'incendie et dont les débris gisent, paraît-il, dans une des caves du Palais, a été célèbre durant tout le moyen âge. Si l'on ignore son origine, on la trouve citée d'assez bonne heure ^ Elle joue un rôle dans les événements politiques, et dans certaines circonstances solennelles ou critiques, un héraut s'en sert comme de tribune pour mieux faire entendre au peuple sa voix sonore. Ainsi, un vendredi du mois de janvier 1882, à midi, comme tout le monde sortait du Palais pour aller souper, c'est de là qu'on a clama » les nouveaux impôts''. Le 25 août de la même année, le roi vient du Louvre au Palais avec les ducs de Bourgogne et de Bourbon, avec le connétable de Clisson et autres, et le duc de Bourgogne devant tous les princes assemblés fait prononcer sur la table de marbre la paix avec l'Angleterre ^ Le i""" décembre suivant, la victoire de Rosebecque est annoncée par lettres closes du roi aux Parisiens et lue au peuple, à la table de marbre *^, devant le prévôt des marchands, Jacques de Hangest, échevin, et m^ Jean des Mares, avocat du roi, qui tous trois se tenaient debout sur ladite table.

Lors des séditions qui accompagnèrent la domination bourguignonne à Paris, en 1/418, et amenèrent la mort du conné-

I. En i322, Jean de Jandun signale sa surface polie sur laquelle venaient se refléter les brillantes couleurs des vitraux (^Bulletin da Comité de la langue^ III, p. 3i8).

3. Chronographia regum Francoriim,éd'it. Morantillé, III, p. 8 : «In cornu mense marmoree versus cameram requestarum Palatii. »

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