Archives nationales, LL ôgZi, f" Sa v
5o LE PALAIS.
ta lions. Rappellerons-nous encore la promenade du bœuf gras, à travers les galeries, en 1789? Et en novembre 1849, la distribution, dans la Grand'Salle décorée pour la circonstance par l'architecte Lenormand, des récompenses aux exposants de l'industrie nationale ?
Le II décembre 1910, la salle des Pas- Perdus a repris pour un jour sa physionomie des jours de fête d'autrefois; un banquet, qui comprenait i3oo couverts, y célébra avec force discours le centenaire de la rénovation du Barrea^u
Des travaux furent exécutés sous Louis XII à la Grand' Chambre-, et l'on sait C[ue sous ce règne furent élevés les bâtiments de la Chambre des Comptes, d'apparence si gracieuse, que l'on distingue sur toutes les estampes postérieures, au fond de la cour de la Sainte-Chapelle. Nous en reparlerons ailleurs. Peu de temps après (août i52i), on décide de faire rebâtir la maison affectée au logement des chapelains et clercs de la Sainte-Chapelle^, à qui elle avait été cédée en i488 par Artus d'Aunoy, vieille masure où pullulaient rats et souris, et on lui donnera plus d'élévation, pour faire douze chambres au lieu de quatre.
1. Cf. Maurice Sabatier, Le centenaire de l'ordre des avocats (Paris, 1910; in-8 de 36 p.; extrait du Correspondant). Une inscription récemment posée sur une des parois rappelle cet événement mémorable.
2. « Ce jour (i*^ décembre loii) on a commencé à plaider en la Grand' Chambre qui avoit esté empeschée juscjues à présent pour le ciel neuf et bancs. » [Archives nationales, U 997.)
3. «La maison où demeurent les compagnons de la dicte église appartenant à la Sainte-Chapelle, c'est assavoir depuis la montée de pierres de tailla dudit corps d'ostel à la grant cuisine de la Grande Salle du Palais... aEn, que les dits chapelains et clercs de la dicte église puissent eslre mieux logés
NOTICE HISTORIQUE. 5i
Le 2 mars 1627, les gens des comptes reçurent commission de préparer la démolition de toutes les maisons récemment construites le long de la Sainte-Chapelle, de la Grand'Salle et ailleurs dans la cour du Palais*. D'autre part, en attendant la reconstruction et l'agrandissement projetés u de la tour et chambre criminelle du Parlement », lisons-nous dans un document de l'année i535"^, les juges furent invités à aller siéger dans la Salle Saint-Louis « où sont de présent les sacz du greffe civil ».
Lors des noces de Jacques V, roi d'Ecosse, avec Madeleine de France, qui devait mourir si prématurément quelques mois plus tard, de grandes fêtes furent données au Palais^ : François !*"■ avait chargé des préparatifs et de l'arrangement de la Grand'Salle le président de la Chambre des Comptes, Jean Luillier, et Ph. Babou de La Bourdaisière, trésorier de France : le choix de ces personnages indique assez l'importance qu'on attachait aux cérémonies de ce genre.
Citons encore l'assemblée générale c|ui s'y tint le 24 novembre i552, pour examiner diverses communications faites à la ville de Paris de la part du roi ^ ; celle qui eut lieu en la salle Saint-Louis (7 septembre 1578), pour rechercher les moyens de remédier à la cherté du blé ^ ; la réception du duc d'Anjou à l'occasion de sa nomination au trône de Pologne^;
considéré que ce ne sont que petitz cabarez et [logis à ratz et souris. » (Archives nationales, LL 6i3, f° 35.)
1. Félibien, Histoire de la ville de Paris, III (1725), p. i5g.