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avec de fâcheuses transformations ' , en 1 9 1 1 ) n'est pas en vérité un chef-d'œuvre, et Pajou n'avait fait que répéter là, avec quelques modifications dans la pose des anges, des motifs de décoration déjà introduits par lui à la façade du Palais Royal et à celle de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans^; quant aux quatre statues, encore en assez bon état quoi qu'on ait. dit ^, elles ne sortent assurément pas de la banalité des figures analogues dont les emblèmes diffèrent peu, mais l'aspect qu'elles offrent de loin est satisfaisant, et j'estime qu'elles n'auraient pas gagné à être plus colossales, comme le demandait le journaliste du xvui® siècle.
On a conservé les procès- verbaux des experts j urés N . Ducret et Osmont, chargés de visiter les nouveaux bâtiments, en date des 21 mars et 23 décembre 1788, ainsi que les observations de J. Gondouin, architecte assistant de Desmaisons *^. Nous parlerons ailleurs de la magnifique grille d'entrée du Palais, qui date de cette époque et qui a été conservée sans changements.
Le père du célèbre Berryer, qui avait débuté comme avocat au Palais vers 1775, nous a laissé une page écrite longtemps après, où se reflète l'impression qu'il ressentait en songeant à ses jeunes années ^ : u Quand mes regards se reportent en arrière à cinquante ans, je ne reconnais plus l'ancien Palais. En dehors de l'édifice, de larges escaliers surchargés de boutiques étagées les unes sur les autres, flanquées en sus de