Rabelais, édit. Le Duchat, II, p
4. Le même architecte avait commencé un escalier analogue pour monter à la Sainte-Chapelle haute.
5. Un dessin de cette façade, exécuté pour Gaignières, est conservé à la Bibliothèque nationale.
NOTICE HISTORIQUE. ttt
tourelle à pans coupés ^ ; sur la façade, la décoration comportait des fleurs de lys, des dauphins couronnés, des allégories variées ; dans les intervalles des fenêtres et sur le montant de l'arcade du péristyle, cinq statues représentaient la Tempérance, la Prudence, Louis XII, la Justice et la Force, accompagnées d'inscriptions latines.
La distribution intérieure se composait d'une antichambre où se tenaient les solliciteurs ; d'une salle d'attente réservée aux maîtres, correcteurs et trésoriers de France, et d'où un escalier montait à la Cour des Monnaies ; d'une galerie garnie d'armoires pour les procureurs et les huissiers, et de nombreuses chambres et bureaux. La salle principale ou grand bureau, dont une miniature nous a conservé l'aspect général ^, tenait toute la profondeur du bâtiment, éclairée par deux hautes fenêtres à vitraux armoriés dans chaque sens, carrelée de marbre, tendue de tapisseries avec lambris peints et dorés •'^.
Sur la tenture était fixé un tableau de la Crucifixion, représentant, comme celui de la Grand'Chambre, Jésus en croix accompagné de la Vierge, de saint Denis et de Charlemagne à droite, delà Madeleine, desaintÉloietde saint Louis à gauche; au-dessus de la cheminée, en 1619, on plaça le portrait de Louis XIII peint par Georges Lallemand, et on l'encadra un peu plus tard d'une bordure de menuiserie, soutenue par deux grandes figures de bois, allégories de la Justice et de la Force,
I. Un dauphin qui ornait cette tourelle a trouvé asile au musée de Cluny (no 6C).
a. Elle a été déjà reproduite dans l'ouvrage d'Arth. de Boislisle, p. i, et dans l'ouvrage intitulé: Centenaire de la Cour des Comptes (Paris, 1907, in-4°), pi. 26. On peut signaler aussi la miniature initiale du manuscrit français 43i2 delà Bibliothèque nationale, qui représente Charles VIII présidant une séance de la Chambre des Comptes.
3. L'ornementation fut refaite plusieurs fois, du temps de Marie de Médicis et en 1780.
dont l'exécution avait été confiée à Thibaut Poissant. Des sièges aménagés tout autour de la chambre étaient réservés aux correcteurs, auditeurs et greffiers; les fonctionnaires de grade plus élevé prenaient place autour d'une grande table placée au centre de la chambre, sur laquelle on pouvait voir le « livre ferré » S un coffret de velours rouge contenant le livre sur lequel on prêtait serment, des recueils de lois et de coutumes, cl des jetoirs à calculer -.
Nous ne décrirons pas les autres chambres, dont on ne connaît pas suffisamment la disposition, et qu'occupaient procureurs, auditeurs, greffiers, où se réunissaient les commissions et le Conseil, et dont il existait une communication, depuis i558, avec l'hôtel du Bailliage et le Palais 3. Signalons seulement, dans la salle dite de la Correction, un tableau de S. Bourdon, le Christ et la Madeleine ^ , qui a été détruit, ainsi qu'un tableau allégorique de la Justice, œuvre de la princesse Louise Palatine, tante du régent, abbesse de Maubuisson % disparu en 187 1.
Un premier incendie avait éclaté dans la chambre des auditeurs en i/i5o; quelques registres précieux furent alors perdus. Celui de 1618, si funeste au Palais, n'atteignit pas la
1. Qui est aujourd'hui aux Archives nationales sous la cote KK 889 (Musée 523). — Sur le cérémonial de la Chambre des Comptes, voir le petit volume P aGod des mêmes Archives.
a. Le cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale possède de nombreux jetons de la Chambre des Comptes, presque tous diflerents, des xiv*, xv* et XVI* siècles; on en trouvera un certain nombre reproduits sur plusieurs planches du Centenaire de la Chambre des Comptes (Paris, 1907, in-4"'), et ici même quelques spécimens.
3. Archives nationales, KK 389. — Le corps de logis situé au nord, et aliénant an Bailliage du Palais, fut reconstruit sous Louis XIII.
A. Thiéhy, II, p. 33.