‹ Le Palais de justice et la Sainte-Chapelle de ParisChapitre 83 sur 123 · Archives nationales, LL CaG, f · texte numérisé non relu

Archives nationales, LL CaG, f

II. Livres d'heures imprimés au xv" eHau xvi* siècles, par Paul Lacombe (Paris, 1907, in-8), p. 280.

5. A la date du aS août 1763 (édit. Soulié-Dussieux, XIII, p. oG).

i'40 LA SAINTE-CHAPELLE.

chapelle étant la Chapelle du Roi, des religieux de difierens ordres y étoient appelés pour célébrer l'office. Le jour de saint Louis, ce sont les Gordeliers qui ofûcient, et les Jacobins ne font qu'assister; alors c'est un Jacobin qui fait le panégyrique de saint Louis; l'année suivante, les Jacobins officieront et les Gordeliers assisteront, et ce sera un Gordelier qui fera le panégyrique. Les religieux de ces deux ordres y viennent en procession et en grand nombre, la veille de saint Louis, pour dire les premières vêpres ; le lendemain ils disent la grand'messe après la procession dans laquelle ils portent le chef de saint Louis. Le trésorier, les chanoines et les chantres de la Sainte- Ghapelle et tout le bas chœur assistent à cette procession et y chantent alternativement avec les religieux, officiant chacun suivant son usage. Au retour de la procession, le trésorier qui officie pontificalement dans la Sainte-Chapelle dit les oraisons et donne la bénédiction, après quoi il se retire ainsi que le bas chœur. L'office canonial, matines, laudes, etc., est chanté le matin par la Sainte-Chapelle, ainsi que l'après dînée^. »

Un amateur de liturgie ancienne^ a recherché les chants spéciaux à la maîtrise delà Sainte-Chapelle, et les a retrouvés tant dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale que dans le célèbre manuscrit de Pierre de Gorbeil à la bibliothèque de Sens ; il les a même fait exécuter plusieurs fois dans le sanctuaire pour lequel ils avaient été écrits.

I. Dans sa biographie de saint Louis, Geoffroy de Beaulieu assure que le roi avait coutume de se lever à minuit pour assister à matines à la Sainte- Chapelle, mais qu'en raison de ses maux de tête on lui recommanda de les faire dire le matin, avant l'heure régulière de l'office de prime: d'où est venue la coutume, à la Sainte-Chapelle, de ne point dire matines la nuit.

3 Notice sur les chants de la Sainte-Chapelle, par Félix Clément (Paris, i853,in-8).

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