JARDINS ET PARC
Si on les compare avec Fancienne description
que nous avons reproduite plus haut, les laudatores temporis acti regretteix^nt peut-être bien des choses que les ans, ou le caprice des divers maîtres de ces lieux , ont fait disparaître : ainsi , on chercherait en vain la Grotte de verdure qui ombrageait la grande cascade ; une foule de statues qui 01 liaient les bassins; les GoulotUts ^ au murmure desquelles Charlotte de Bavière allait souvent rêver et quelque^fois médire; le Tnanon ■ , remplacé par le pavillon de BreteuU^y mais déshé»
1 Voir la gravure d'Israël Sylvestre.
^ Ainsi appelé du nom du bailli de BiTteuil, chancelier do grand-père du roi régoant. Le baron de Breteuil, rentré en France en 1804, reçut ^ pour prix des constructions de
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rite de ses jardins brodés^ de ses toi^relles et du grand bassin de Vénus; l'allée des Porttqucs ; le pavillon de la Félicité ^ élevé par Marie-Ântoinetle sous des auspices qui Tautorisaîent à lui donner ce nom; le McUl^ le Fort ^ et mille autres détails minutieusement recueillis et célébrés par les 'poètes et les auteurs contemporains. Mais Saint- Cloud, en perdant son antique parure et ses vieux boulingrins, a gagné en majesté et surtout en agrément ; il a conservé ses arbres séculaires, ses heureux accidents de terrain ; S. M. Louis-i^iii- Uppe a fait percer des routes charmantes , jeter des ponts artistement suspendus, ménager de nauts points de vue, ouvrh' d'heureuses communications , disposer des promenades délicieuses dans le parc réservé ; enfin les belles Cascades qui ont si bien inspiré la muse brillante du poëte des jardins , feront Téternelle admiration de la France et de l'Ëurope :
J'aime ces jeux où l oude, en des canaiiv pressée,. Part, s'échappe et jaillit avec force élancée. Tel j'ai vu de Saint- Cloud le bocage enchanteur; L*œil de son jet hardi mesure la hauteur;
ce pavillon et pour ru>iifi iiiL (h riiotel de lireteuil à Paris, une rente viaj^'ère de dix liuit imlle francs, dont tlouze mille réversibles sur la téte de madame de Mati(|;nou , sa lille.
Aux eaux qui sur les eaux retombent et bondissent, Les biissîns, les bosquets, les grottes applaudissent; Le gazon est plus vert , Taîr plus frais; des oiseaux
Le chant s'anime au bruit de la eliutt- <Ies eaux j Kt li b l)t>i.s, inclinant leurs tètes arrosées, Semblent sVpauouir à ces douces rosée;». O merveille! tantôt d'un cours tumultueux L'eau se précipitant dans son lit tortueux. Court, tombe, rejaillit, retombe, écume et gi-onde; Tantôt avec lenteur développant son onde. Sans colère , sans bruit , un ruisseau doux, et pur S'épanche, se déploie efi un voile (fa/ur. L'œil aime à contempler ces frais amphitiièàtres, £t l'or des feux du jour sur les nappes bleuâtres. Et le noir des rochers, et le vert des roseaux, Et réclat argenté de Fécume des eaux.
PIÈCES JUSTIFICATIVES