‹ Le Palais de Saint-CloudChapitre 37 sur 56 · II. SPECTACLES DANS LES JARDINS · texte numérisé non relu

II. SPECTACLES DANS LES JARDINS

t. Bagues j danseurs de corde, etc.

Outre que toutes les eaux jaillissantes qui embellisseot le parc, entre autres la cascade et le giiuid jet, jouèrent sans interruption pendant toute la journée, les jardins présen* tèrent mille plaisirs diversifiés. Chaque bosquet semblait être

le théâtre d'une fête particuliri e; ou lix)uvait dans les uns des courses de bajoues; dans d'autres des danseurs de ( orde; ici des voltijjeurs, là des sauteurs; et partout des violons qui excitaient à la danse les pins indifTérents. Knlio, ce qui rendait ce coup d'œii aussi riche qit'il était d'ailleurs agréa ble, Tallée en bas, la plus large et la plus longue , fut continuelleniént couverte des calèches les plus brillantes , que remplissaient et embellissaient les personnes de la première dbtinction, qui avaient bien voulu descendre du château pour être témoins de plus [H*ès des divertissements du peuple, et qui, sans le savoir, devenaient elles-mèiues uu nouveau spectacle iiatteur et iutéressatit.

u. liluminations.

Dès la sortie du village de Boulogne, qui cejoup-là ne faisait qu*un avec Satnt-Cloud, Ion trouva deux grands ifs de lumière qui marquaient le chemin du pont de Saint-Cloud,

illuminé dans toute sa longueur d'une rangée d'ifs à droite et à gauche; il y en avait soixante qui portaient chacun vingt et un pots à feu.

Après avoir traversé le pont, dont on pouvait à pein«' soutenir l'illumination. Von arrivait à la place d'Orléans, où Ton jouissait sans contredit du point de vue le plus flatteur et le plus frappant. Celte place formait une enceinte garnie d*i£i de lumière , (|ui ne laissaient entre eux que la place né*

ClIÀPfTHR Iti.

cessaire pour quatre perpecttves différentes qui se ilîsptitaient en magnificence. A droite. Von avait la vue de la {|nrand*rue du bourg, dont chaque maison était éclairée par des lampions; à gauche, la longue perspective du pont, garnie d'ifs, et vis-à-vis, deux autres perspectives, non moins belles en lumière, que présentaient l'allée d'en bas et 1 avenue du château.

A travers l'avenue du château, qui était ornée par des ifs carrés, portant chacun cinquante pots à feu» et par un cordon de terrines placées à terre , on parvenait au chAteau , dont l'architecture était rendue fidèlement par des lampions, terrines, pots à feu et lanternes.

De la cour du cbâtcau, qui avait par son éclat l'air du j)alais du Soleil, on admirait le coup d'oeil enchanteur de la Aotte illuminée i son brillant semblait se doubler en se peignant sur la surface de Teau, qui avait par sa tran(|uillité l'air d'une glace. On apercevait aussi de là la réflexion des différentes illuminations répandues dans tout le parc, et qui ne venaient frapper les yeux qu'à travers les feuillages tremblants des arbres ; en sorte qu'on s'imaginait voir un parc entier en transpai ent.

En traversant la cour du château, et passant par l'escalier de marbre, Ton apercevait la montag9e qui est vis-à-vis le péristyle, et que Ton nomme tapi:» vert. Toutes I& formes c|ue Tartya données au terrain pour en faire un des plus agréables endroits du parc, étaient dessinées par des lumières qui en retraçaient exactement le contour, pendant que d'autres bimières pareilles distribuées en mosaïques en remplissaient les compartiments inlérienis. I)e toules les parties d'illuminations, celle-ci tut trouvée la plus galante. A ce spectacle se joignait celui des eaux jaillissantes dont ce lieu champêtre est orné, et qui parleur murmure flattaient

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