Pièces JUSTIFICATIVES
les oreilles aussi agréablement que les yeux étaient charmés de leur cristal vif et pur.
En se retournant Ton avait encore à admirer la foçade du chAteauqûi regarde Versailles, illuminée suivant Tordre d<* l'architecture.
L'on pouvait enfin de la descendre dans la grande allée du parc, qui était bordée à droite et h uaikAïv par des arbres lumineux plantés avec symétrie, et par une rangée de pots à feu placés par terre.
Tontes les autres parties du pare étaient encore illuminées en particulier. Les allées qni conduisent à Sèvres et à Yille-> d*Avray, les côntours des cascades, du grand jet et de tous les bassins, les parterres, tous les lieux enfin où il n*y avait ])oint d'ifs, étaient cl» s-iues p;ir des put?, à feu , en sorte que Ton peut dire que le joui' des léles de Saint-Cloud fut un jour sans nuit.
Le spectacle des illuminations eut cet avantage par-dessus les autres, de durer plus longtemps, et de flatter peut-être davantage par le brillant, te goût , la diversité et la multiplicité de leurs objets.
Quel dommage qu'on ne puisse, par quelque secret, rendr e dans leur naturel ces morceaux si flatteurs à l'œil ! La peinture et la gravure expriment à nos yeux des spectacles de bal, de danse, et mille autres: que n^existe-t'il un art qui puisse éterniser dans toute la vivacité de leur naturel ces dessins si ingénieux de lumières qui frappent si agréablement la Tue, qui sont trop courts et passagers !
!i. Fue de masques.
Le soir, comme [i^ bal commença plus tard qu'f)n ire l'avait f-ru, les masques se promenèrent dans les jardins, dans leurs habits de caractère, en sorte que le parc semblait être une -