PLACKS HONORABIKS
an château.
Le château lut réservé à la noblesse; en effet, c'était de là
que les spectacles de dehors pouvaient être le mieux vus, et Je phis facilement embrassés dans toute leur étendue. S. A. S. donna donc ses ordres pour que rien ne manquât à la cumpa-gnie illustre qu*il voulait honorer de son invitation.
Les deux balcons qui terminent les deux ailes du château
Pr^:CES JUSTIFICATIVES.
étant les deux endroits les plos fayortibles, on eut soin de les approprier ; et pour les mettre en état de contenîrim pins grand nombre de spectateurs, on les avait prolongés et transformés en galeries , que la magnificence et la galanterie des
ornements rendaient les deux pins belles pièces du chAleaii.
Le balcon de ia droite fut occupé par la compagnie invitée.
Le balcon de la giiuche fut rempli par les personnes à qui i*on avait eu attention de réserver des places.
C'est là que toute cette cour brillante jouit pendant le jour des points de vue que présentaient la rivière et les jardins, et pendant la nuit, du feu d*artifice.
' If. Souper.
Immédiatement après le feu, la noblesse entra dans la
salle du repas. On avait choisi ])Oiir cet effet la belle serre d'oriiiii^ei s (jiu a huit toises de lotigueui . On avait rafraîclii les peintures à fresque du fameux Rousseau , qui ornent ce bel endroit , et employé tous les ornements dignes d'en faire une salle de bal , sitôt après le repas. La table était de deux cent quarante couverts. L'élégance et la décoration de la table, la profusion et la délicatesse des mets, la galanterie du dessert , enfin l'ordre du serviee , tout fut digne des convives, c'est-à-dire dos jîremières personnes delà cour, dont la niaguiûcence des habits relevait encore Téclat du coup d'œil général.
Le souper, qui avait commencé vers les dix heures , finit entre minuit et une heure.