EMBELLISSEMENTS ET AMÉLIORATIONS
Louis-Philippe s'intéressait à l'agriculture ; il se préoccupait d'une des branches de l'industrie agronomique et voulut améliorer la race chevaline. Le haras de Meudon que dirigeaient les jeunes princes avait déjà rendu d'appréciables services en popularisant les mérites du pur sang anglais. Le Roi agrandit la question en la rendant pratique. 11 chercha à régénérer les races françaises de trait et de selle en remontant aux origines, en croisant les plus beaux types existants avec la race arabe la plus pure. Une occasion se présenta bientôt de mettre ce projet en pratique.
A la fin de l'année 1842, Méhémet-Ali envoyait en présent au Roi sept de ses plus purs étalons, choisis par lui-même et issus de la race la plus précieuse, l'espèce Nedjdi. L'année suivante, Louis-Philippe fondait un haras arabe dans le parc de Saint-Cloud qu'il dotait ainsi d'un des plus beaux établissements connus jusqu'alors dans ce genre. Ces essais eurent bon résultat, de nouveaux étalons arrivèrent du Maroc. Bientôt le parc de Saint-Cloud fut jugé trop étroit pour sa nouvelle destination et tout l'attirail d'expériences fut transporté dans le parc de Versailles. La Liste àvih nous donne les totaux des sommes dépensées par le Roi à Meudon, à Saint-Cloud et à Versailles : près de septcentmille francs. Après la chute de Louis-Philippe, l'État eut la bonne fortune de se rendre acquéreur de lamajeure partie des étalonspourla somme- dérisoire de cent mille francs.
Voici encore d'autres travaux dans le parc. Une route de ceinture dominant