‹ Le palais de Saint-CloudChapitre 62 sur 91 · PROCLAMATION DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DE L'EMPIRE

Le 7 novembre 1 852 , la galerie d'Apollon put se croire revenue au 1 8 mai \ 804 ; le Sénat venait offrir la couronne impériale au Prince-Président, et de nouveaux cris de Vive l'Empereur sacraient une seconde fois la dynastie napoléonienne.

Au discours lu par un des vice-présidents du Sénat, le Prince répondit en répétant les paroles citées quarante-huit ans avant par le chef de sa famille. Il ajoutait : «... Ce qui me touche le plus au cœur, c'est de penser que l'esprit de l'Empereur est avec moi, que son ombre me protège, puisque, par une démarche solennelle, vous venez, au nom du peuple français, me prouver que j'ai mérité la confiance du pays... »

Le même jour un décret daté de Saint-Cloud, appelait le peuple français à se prononcer sur le rétablissement de la puissance impériale ; 7 824 189 voix sur 10 203 428 électeurs se prononcèrent en faveur du projet, immense et populaire acclamation sans précédent dans l'histoire.

Ce résultat fut apporté au Prince-Président, le premier décembre, à sept heures et demie du soir au palais de Saint-Cloud. Le Corps législatif, son président M. Billault en tète, fut introduit dans le salon de Mars, les sénateurs et les conseillers d'État occupèrent les salons de Vénus et de Diane. Bientôt les corps constitués passaient dans la galerie d'Apollon où avaient déjà pris place les cardinaux, les maréchaux, les amiraux, l'archevêque de Paris.

Précédé de toute sa maison militaire, les généraux Vaudrey, Espinasse, de Lourmel, de Montebello, Canrobert, de Cotte, de Goyon, Roguet, les colonels Fleury, Edgar Ney, de Béville, de ses officiers d'ordonnance, de M. Mocquard, chef du cabinet civil, du docteur Conneau..., ayant à sa droite le roi Jérôme en uniforme de maréchal de France et le prince Jérôme Napoléon en habit noir^ Napoléon III s'avança en uniforme de général de division. Suivaient les ministres, le vice-président du conseil d'État, le préfet de la Seine.

Le premier discours fut celui de M. Billault, auquel succéda M. Mesnard pre-

comte Eugène de Civry, Ahd-el-Kader et Napoléon NI, 1853. L'émir eut des phrases très lieureuses au cours de ses visites. Il avait voulu se rendre chez le roi Jérôme et demeura frappé do la ressemblance de celui-ci avec les portraits de Napoléon. « C'était, suivant lui, la vivante image de l'homme merveilleux qui a régné sur l'Europe et, qui du fond de sa tombe, règne a'.'jOurd'hui sur le monde. » Rendant visite au comte Vigier et apprenant que c'était chez lui qu'était mort le maréclial Bugeaud, il dit : « L'homme qui a eu l'honneur de donner l'hospitalité à ce grand capitaine mourant, et qui a été digne do recevoir son dernier soupir est mon ami. » De M. Blanqui de l'Institut, il reçut le présent de lettres du maréchal où il était parlé de lui, Abd-el-Kader, dans des termes élogieux : « Ce présent apour moi une valeur d'un miUion »,lui écrivit-il en le remerciant.

mier vice-président du sénat. Le nouvel empereur, en acceptant la couronne expliqua pourquoi il prenait le titre de Napoléon III, le fils de l'Empereur ayant reçu régulièrement le titre de Napoléon II.

N^i £sca7t.er oi? l'£mperew

£ f'é.rdiui^ fifS qra^uis of^'parWmens

Z ^iaJon de Marj"

^ Sn,/on fie Vénuj- ou de l' Olympe

3 Salon d£ f-a ^"^r^Ud

6 Sa^on de Mercure

- J'o-ion de l'Atcrore

ç Cei/cri^- li'ApoI/on 1(1 A'aijjn de Diruic ij ( 'hapflle^

ï^" .ipparienien s de l'Empereur., hthtiiiimhtv d,:r hnùsiPfS J2^ Jà7ori des ChaniheUans et Aides de Camp j^' Salon de.i Ofpctcrs d'ordonnance 12^ Sa/U dit CoiLS-etl d&i- Mmtstres j-otts jYiipahon lll 12' CihiJiet de travail de l Empere4ir A'npold^Ti /Il

C hnmhru. n conrjier de S .H .l'Impératrice F.u^énie /J Xille de. Bmnj- de / L.M Ai

j-^" Apprir/ente/Lf de / hnpei <Ui-ice . . iiiln liiindn f dt ' liiii.-wi,-r.< ti^ Salon de.,- ChantlwIlmLv

Sa2^n des Danteus de S j}î.l Impératrice , ihlle de rècepUon de, S. M l'Im.pera£rij:e- ^ Cahuiet de, ér^neuZ de- S. Aï.

C<ihmef de- toileiie de S. M ESf-oIie/^ de l impératrices . ^alie a m-fuu^er Salon das kerr^ei.

Cabine/ de toilette- de A^apoZeon, Jf^ Chamlfrc d'&nT'tette- d Angleterre' SaloTi, roit^e^ Chumbre- CTtamlire^ Sillon de ^ranit Oran^efiC' f Salle de. spectacle^ ] fscaHer^ de. l^ M{blifihè<ju

Kscaher^ de dei^n^emetU Srcalier neu/^ Pieee sans desUnation.

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