‹ Le palais de Scaurus; (volume 2)Chapitre 118 sur 120 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

interrompait le chant matinal des oiseaux par des plaintes mêlées de toutes les expressions banales d'un amour malheureux (i).

Tel est, mon cher Sigimer, le tableau fidèle de tout ce que nous avons observé d’intéressant chez Scaurus. Cette esquisse rapide suffira pour te donner une idée de la magnificence que les patriciens de Rome déploient dans ces vastes palais où ils entassent les dépouilles du monde. Mais gardons-nous d’envier une aussi dangereuse prospérité. Ces richesses corruptrices ont perverti les mœurs, amolli les courages, préparé les esprits à la servitude ; et le luxe délirant des Romains , plus funeste pour eux que le glaive de Brennus et d’Annibal , menace la république, et vengera l’univers (2).

(1) Prop. , lib. I , eleg. 16.

(a) Juven. , sat. 6 , v. 294*

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