‹ Le palais de Scaurus; (volume 2)Chapitre 91 sur 120 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

« bientôt plus un arpent pour la charrue (i). » Cependant , répondis -je , je vois d’ici les environs de Rome, et ces collines aux bords du Tibre , couvertes d’une végétation vigoureuse, qui semblent annoncer de riches cultures. — « Détrompez -vous, mon cher Mérovir, reprit « Chrysippe, ce que vous voyez autour de la « ville, principalement sur les rives du fleuve, « sont des jardins de plaisance (2), dont le <( goût toujours croissant tend à affamer l’Ita- « lie. Mais si vous desirez connaître cette sorte « de luxe champêtre , Scaurus possède un jar- « din sur le penchant du Janicule; situation « fort recherchée (3), à cause de la beauté « des points de vue, de la pureté de l’air et « de la solitude du lieu ( 4 ) ; allons-y passer « le temps qui nous reste encore d’ici à l’heure « du repas; cela vous délassera un peu du « voyage que je vous ai fait faire dans ce « palais; rien ne repose comme la fraîcheur « des bosquets, l’aspect des fleurs et le mur-

(1) Horat . , lib. II, od. i5.

(2) Plin., lib. XIX, cap. 4.

(3) Cicer. , ad Att ., lib. XII , epist. 9.

(4) Mart. , lib. IV, epigr. 64.

1^8 LE PALAIS DE SC AU 11 ü S.

« mure des eaux. J’abandonnai à regret îe « solarium, où je 11e me lassais point d’admi- « rer, et les recherches voluptueuses dont il « est embelli, et l’admirable coup -d’œil que « sa situation élevée offre de toute part. »

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