‹ Le Palais de ScaurusChapitre 33 sur 131 · CHAPITRE Vil. qç · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil. qç

en harmonie avec la couleur du ciel. Les meubles dont cet appartement est rempli avec profusion , faits de toutes sortes de riches matières , sont encore plus élégants que précieux (i J. J’avoue qu’on ne saurait rien voir de plus gracieux que l’ensemble de ces pièces, destinées cependant à n’être habitées pour ainsi dire qu’aux heures du sommeil.

Chrysippe ouvrit en souriant une porte couverte d’une draperie ( 2 ), qu’un esclave souleva (3), et nous introduisit dans une cour fort petite , décorée avec un goût infini , dont le portique était fermé par des vitres (4). « Ceci, dit-il, est un appartement secret (5)

(1) Pu». Juw. lib. II, epist. 17.

(2) Pollux. Onomast. lib. X , 4 , 5 ; S en ko. epist.

( 3 ) Ibid. Ces esclaves se nommaient Velarii. (Pigicoh. de Serv. 227.)

( 4 ) Peim. Juit. lib. II, epist. 17.

( 5 ) Voyez, Ruines de Pompéi, t. II , un appartement semblable dans la maison dite d’Actéon, d’après lequel on a tracé en partie cette description.

rr

ÎOO

« destiné aux folâtres jeux de Vénus (i); les « Romains le nomment Fenereum ( 2 ) , et « nous d’un nom encore plus doux ; c’est ce « que nous appelons 1 ’jéphrodision (3). Re- « marquez que les portes n’ont pas la moin- « dre fente, et qu’elles sont encore défen- « dues par des rideaux intérieurs (4) contre « les regards des curieux (5). Ce tableau qui « couvre la muraille en face de l’entrée , re- « présente Actéon puni de sa téméraire curioa sité (6). Il vous apprend quel serait le sort ,c de l’indiscret qui tenterait, à l’insu du

( 1 ) Tib. lib. III, eleg. 3.

(а) On nommait Venereum et Lupanar les lieux publics de prostitution. (Mart. lib. I, epigr. 35; Petron. sat/ric. cap. 2 ).

(3) Athen. lib. V, cap. 10.

(4) Mart. lib. I, epigr. 35.

(5) Dans les lieux publics destinés au même usage, les courtisanes s’enfermaient avec soin au moyen de serrures (Mart. ibid.); et chacune d’elles plaçait au-dessus de la porte de la cellule où elle se tenait, un écriteau, titulus, portant son nom. (Pktron. Saljric. cap. 2 ; Juven. sat. 6.)

(б) Pitture di Pompéi, tav. I.

« destiné aux folâtres jeux de Vénus (i); les le uoinment V enereum (i), et

P wju!» «ppeio.»!. » ^nhttfUijtum • ..«**

IjlAL t'fr-lftlflrfM »' OfcM J. m •S* . ■ I . .• B! ; ' t. S

*. •’C.k^î U nu..' 4Lte 4jj - u- 1 wit. re-

M.- •- •'»».-) *hiu 4 ,i '■'*< -tü a .M.mt

.'•üLttft is* V> .'«>V

r ’ . . , . * i , • . ? 4 TAON

‘ ^1^'*^' Ji y . * : • ' *’ • ii f • S* *•$ A

1 5rt/ jklUf f *i t i} . v>' P‘4i

Mf\\ »■ affile A 'Il

Î • St.- <Sf.. ^STv •• '

V>< ij-l» «Vj4 % VI î , J ‘r. » * « -

' y ** t»* * Tr

♦ . fp

4 ««, »♦“ «|r. MmilO

Page 1