CHAPITRE XV
ISCiLIERS, ÉTAGES SUPÉRIEURS, SOLARIUM.
« J: o u r varier notre promenade , dit notre « ami, je veux vous conduire sur les terrasses « supérieures, afin de vous montrer, à vue « d’oiseau , la masse générale de ce palais et « une partie de la ville de Rome. Vous sai- « sirez ainsi l’ensemble de cet édifice; vous « aurez une idée de l’espace immense qu’il « occupe sur la terre et dans les airs (i); et « vous pourrez le comparer pour l’étendue et « l’aspect avec un grand nombre d’habitations « qui vont s’offrir de tous côtés à vos re- « gards.
« Les escaliers qui conduisent aux apparte- « ments du premier et du second étage sont
(r) Stat. lib. IV, silv. a,v. 2/J.
a distribués dans différentes parties de la mai- « son , selon que la nécessité l’a exigé. Il n’y « a point d’escalier principal (i), parce que, « toutes les grandes distributions publiques « ou privées étant au rez-de-chaussée, les « étages supérieurs ne contiennent que des « annexes aux appartements d’en bas, quel- « ques pièces pour l’hiver (a) , oü des logeu ments pour les affranchis , les esclaves et « les familiers de la maison. Ces escaliers, « dont quelques-uns sont en bois (3) , n’offrent « pas tous le même degré de commodité (4);
(i) Voyez tous les plans de maisons publiés dans le tome II des Ruines de Pompéi, et Bellor. Fragm. veter. rom.
(a) Pliï». Jün. lib. II, epist. 17 .
(3) A Pompéi , à Herculanum , au temple de Sérapis et dans différentes ruines antiques , j’ai observé que presque tous les escaliers intérieurs n’avaient que les premières marches en pierre, les autres étaient de bois; c’est une des causes qui rendaient les incendies si fréquents et si funestes à Rome.
(4) Les escaliers de Pompéi, et ceux dont j’ai mesuré l’inclinaison au temple de Sérapis à Pouzzole, sont d’une rapidité tout-à-fait incommode et dangereuse.