CHAPITRE XVI
plates-bandes, autour desquelles il y a un petit sentier qui sert à se promener, et à conduire l’eau lorsqu’on les arrose (i). En sortant du parterre , on trouve après la pièce d’eau une pelouse d’acanthe ( 2 ) , qui entoure un pavillon charmant, qu’on appelle les délices (3) ; et son nom est bien mérité , car on ne saurait distribuer un édifice de ce genre avec plus de recherché, d’intelligence et de goût. De chaque côté du pavillon , il y a des allées dont on a soin de tenir les arbres fort bas pour ne rien dérober à la vue (4). La partie la plus importante de ces jardins est l’hippodrome (5) , situé entre la montagne et
( 1 ) On arrosait par irrigation, comme cela se pratique encore aujourd’hui à Rome et à Naples. (Pi.in. lib. XXI, cap. 4; Ruines de Pompai, t. II ).
(a) Plin. Jun. lib. V, epist. 6.
( 3 ) Id. lib. II, epist. 17.
( 4 ) Idem, lib. V, epist. fi.
(5) Ibid. Lieu pour la course des chevaux et des chars ; ce mot répond à celui de manège découvert. Il existe un bel exemple moderne d’hippodrome dans, la villa Borghèse à Rome.