CHAPITRE XVI
BAINS (i).
« U* a coutume à Rome, me dit Chrysippe, « de ne se baigner qu’avant le repas , c’est-à- « dire depuis midi jusqu’au soir (a); mais il « est du bon ton de ne se présenter aux bains « qu’un peu tard : les gens dissolus y vont la « nuit (3). L’heure ordinaire est la neuvième « dans l’hiver, et la huitième dans l’été (4). Il « y a des voluptueux qui prennent le bain
(1) Le mot Balneum signifiait particulièrement un bain privé (Varro, de Ling. lat. lib. VIII; TJrsin. de Triclin. 128). Les Thermes étaient des édifices consacrés aux bains publics, où l’on trouvait des lieux d’exercice, des promenades, des bibliothèques, etc.
(2) Vitruv. lib. V, cap. to.
(3) .lu vf. >. salyr. VI , v. /| 2 o.
v /|) Plin. Jun. lib. III, epist. i.
a3a LE PALAIS DE SCAURUS.
« avant et après souper (i), pour faciliter, a disent-ils, la digestion (a); mais cette dorée nière pratique est extrêmement dangereuse , « et l’on a vu beaucoup de personnes en « mourir subitement (3). Venez vous baigner « avec nous, ce sera une occasion de vous « montrer l’appartement de bains que j’ai « construit dans la partie la plus reculée de « ce palais. Autrefois il était rare d’en trouée ver dans les maisons des particuliers (4) ; « aujourd’hui il est peu de citoyens aisés qui « n’aient les leurs. » Nous passâmes de nouveau sous le péristyle , à la suite du maître de la maison; on ouvrit une porte, et nous entrâmes dans une cour d’une médiocre dimension; cette cour, environnée d’un portique dont les colonnes sont octogones (5) , a vers
(i) Petron. satyric. cap. 9, 16, 17.
(a) Plin. lib. XIV, cap. aa.
( 3 ) Juven. satjrr. I , v. 145.
( 4 ) Hippocr. Traité des maladies aigues.
(5) Voyez la maison de campagne de Pompéi. ( Ruines de Pompéi , t. II.)