‹ Le Palais de ScaurusChapitre 96 sur 131 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

SPHEKISTERIUM, A I, H A T O R I IJ SI .

Tjorsque nous rentrâmes, Scaurus venait de se réveiller; car c’est un usage assez général ici que de dormir dans le milieu du jour ^i). Il était déjà dans son spheristerium (a) ou jeu de paume, et commençait une partie à trois personnes (3). Il recevait et renvoyait avec adresse les balles qu’on lui jetait (4); mais il ne relevait jamais celles qui avaient touché la terre ; un esclave lui en fournissait

(i) Suet. in Aug. 70 ; Plin. Jurr. lib. III, epist. 5; — lit». IXj epist. 36; Senec. de Benef. lib. II , cap. 17 .

(a) Plin. lib. V, epist. 6 ; Pf.tron. Satyric. cap. 9 .

(3) Mart. lib. XIV, epigr. l\l\.

Ma R. T. lib. XII, epigr. 83; — lib. XIV, epigr. Vt-

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alors de nouvelles (1). « Les Romains, me dit « Chrysippe , se préparent ainsi au repas du « soir (2) par des exercices violents qui doi- « vent être suivis du bain ( 3 ). Ceux que la « mollesse éloigne des exercices à la romaine , « jouent à la paume, comme vous le voyez « faire ici , ou au disque ( 4 )- Les vieillards et « les personnes d’une santé faible se récréent « dans cette salle voisine, appelée Aleato- « rium ( 5 ). » Nous y entrâmes; j’y vis plusieurs personnes assises deux à deux à des tables de térébinthe (6), jouant aux calculi (7) avec des dés (8) et des tessères noires et blanches (9); d’autres jouaient simplement aux

(1) Petron. Satyric. cap. y.

(2) lbiil.

( 3 ) Plut. Préceptes de santé , 33 .

( 4 ) Horat. satyr. 2, lib. II, v. 10.

( 5 ) Bueencer. de Lud. p. 4 - [(}) Petron. Satyric. cap. 10.

(7) Ibid.; Mart. lib. XIV, epigr. 18.

(8) Ibid.

,y) Petron. Satyric. cap. io; Poi.i.uc. Onomast. lib. IX, cap. 7; Pu», lib. XXXVI, cap. 26; Mart. lib. XIV, epigr. i 5 .

dés (i). Mais tout-à-coup il se fit un grand mouvement dans l’assemblée ; une cloche annonça que les bains étaient ouverts (a) , et un esclave nous invita à y passer (3).

(i) Süet. in Aug. 83; Mart. lib. XIV, epigr. 14 .

(a) Mart. lib. XIV, epigr. 161. Les cloches étaient formées d’un ou plusieurs disques en bronze, traversés dans leur centre par un axe auquel était attaché un battant, de manière qu’en faisant mouvoir cet axe de haut en bas on faisait frapper, le battant sur les disques, ce qui produisait un son très-clair, comme on peut s’eu convaincre au Musée royal de Naples, où l’on conserve plusieurs cloches semblables.

(3) Plik. Jun. lib. III, epist. 1 .

PL XI. pige

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