CHAPITRE I
« semble , un véritable palais. Pour achever « de vous en dégoûter^, je vous conduirai de- « main chez Scaurus , l'un de nos patriciens « le plus somptueusement logés (i). Je suis a certain que les palais de Rome vous donne- « ront de l'éloignemeiit pour les demeures « des Germains. Puissent aussi bien les amis u r|ue vous vous êtes faits en ce pays l'empor- « ter sur ceux que vous avez laissés dans le « \6tre ! nous serions certains de ne plus perce dre l'aimable et brave Mérovir. »
Tel fut le discours de Chrysippe; et nous acceptâmes son offre pour le lendemain.
(i) Mardis Scaurus, fils d'un personnage de ce nom, d*une immense richesse, cjui fut fameux par sa passion pour le luxe des bâtiments. Son palais était orné d'une grande quantité de colonnes précieuses (Plin., 1. XXXIV, cap. 7, et lib. XXXVI, cap. i). Personne, dit Pline (lil). XXXVI, cap. i5 ,ue saurait espérer d'être compar»; à lui pour la démence de la pnjfusion, tant il avait rasst inhlé de richesses dans sa v/l/a de Tusculum. Aussi Trimalcion, dans Pétrone, voulant donner une idée de la i)cauté de sa maison, fait allusion à ce nom, et dit : ■ Quand Scaurus vient ici, il ne veut point habiter autre •< i)art. » [Sdtyric, cap. 17.)