‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 131 sur 145 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

DES FLANCHES.

L'ouvrage qu'on vient de lire a été accueilli avec une bienveillance <jui m'a imposé de nouvelles obligations. Une édition é[)uisée en peu de temps, plusieurs traductions étrangères, des encouragements flatteurs de la part des savants les plus célèbres de l'rance, d'Allemagne et de cette Italie où la comiaissance de l'antiquité est, pour ainsi .lire, populaire, ont été pour moi le gage d'un succès d'autant plus doux (|ue j'étais loni d'oser res[)érer ; mais c eût été m()nlr(^r tro[) peu de reconnaissance cpie de me borner à jouir des témoignages d'estime «pie le pul>lic a bien vouluaccordcr à mon travail : j'aidù r(Hloubler d'erCorls pour ien<lr(! cet ouvrage uïoins indigne de l'accueil (ju'il a reçu. .1 ai re\u celle édition avec soin, j'ai c(>rrigedcs négligences,

des fautes, et j'ai ajouté quelques traits de plus à mes tableaux, mais en petit nombre. Ceux qui reconnaîtront combien il m'eût été facile de rattacher aux scènes que j'ai esquissées des détails, des épisodes qui s'offraient à moi de toutes parts, me sauront peut-être gré d'avoir résisté à la tentation, et de m'étre renfermé le plus possible dans mon sujet, dont j'ai cherché à ne m'écarter qu'autant qu'il était nécessaire pour éviter l'aridité d'une description sèche et continue, .l'ai joint à cette édition quelques gravures qu'on avait paru désirer pour l'intelligence des distributions et de (juelques détails.

Les journaux scientifiques qui ont rendu compte de cet ouvrage en France et à l'étranger, tout en donnant à mon travail des éloges pleins d'indulgence, ont avancé quelques critiques relatives à des points d'histoire de l'art. Leur bienveillance m'a fait un devoir d'examiner ces objections de bonne foi. J'avoue qu'après avoir étudié mon sujet dans les livres et au milieu des monuments pendant dix années, je me suis senti assez fort

sur mon terrain pour ne pas céder à des observations qui n'étaient accompagnées d'aucun développement, d'aucune preuve. Si je n'eusse écouté que mon respect pour les hommes distingués qui m'ont fait l'honneur de s'occuper de mon ouvrage , j'eusse peutêtre passé condamnation ; mais il s'agit de la vérité : j'ai écrit pour éclaircir un point obscur de l'histoire de l'art et de la vie privée des anciens, pour remplacer par des notions plus certaines les conjectures vagues ou tranchantes des commentateurs, que les dictionnaires d'antiquités éternisent depuis si longtemps ; dès lors j'ai dû persister quelquefois dans mon sentiment, et l'on en verra plusieurs exemples dans l'explication des planches qui va suivre.

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