‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 20 sur 145 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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« sont venus de la Grèce (i); et nous avons .« cette obligation aux beaux-arts, qui font « depuis si longtemps notre gloire, c'est (c qu'ils nous ont vengés de la servitude en « subjuguant nos vainqueurs (2). Les Ro- (f mains en abandonnent l'exercice à des es- « claves ou à des affranchis (3) ; aussi comp- « tent-ils peu d'hommes d'un grand talent, '< surtout parmi les personnes qui se livrent u à l'architecture ; car cet art exige un esprit « cultivé (4). Son étude devrait être le parce tage exclusif de ceux qui ont du génie et « la connaissance des belles-lettres (5). Mais « ce ({ui est plus indispensable encore pour y c( réussir, et ce qu'on trouve difficilement à (( Rome, c'est un habile maître. L'architec- (( ture n'a point, comme la peinture ;, l'imita- « tion de la nature pour but; les éléments

(1) JKijiiit^ lulVLiy. JcN., Iil). IX, c/y/v/. 'y).

[■l) HoRAT., /i/VM/. f , lil). Il, V. l5().

\) PiiN., lib. XXXV, c;a|.. ',. (/») XiNoi'ii., Mcmnidb. S()( Kit. Dic/., lib. IV, >>. (V r-r/. 77/r'r/o^., XIII, ',.

« avec lesquels elle opère, n'ont que des force mes de convention; ses règles, nées du raitf sonnement et de l'expérience, ne se deviez nent point ; elles se transmettent par la « tradition et les exemples; enfin, ce n'est « qu'à force de combinaisons et d'essais « qu'elle peut donner aux inspirations du gé- « nie le caractère du vrai beau. Celui qui (( veut étudier l'architecture a donc besoin « d'un guide éclairé, capable de le conduire « avec méthode dans ce labyrinthe de théo- « ries vagues , et de modèles souvent dange- « reux. Grâce au ciel, j'ai étudié sousHermo- « dore, le plus habile homme du siècle ; et si (f jamais quelques succès couronnent mes eftf forts, c'est à ses soins, à ses conseils, à « son exemple, que j'en serai redevable : « aussi ma reconnaissance le place-t-elle « dans mon affection au même rang que les ce auteurs de mes jours. Malheureusement ce tous nos confrères ne lui ressemblent pas ; ce beaucoup d'entre eux , excités par la cupiee dite, sont trop occupés de petites intrice gués; ils abandonnent le soin de leur ré-

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