LA CUISINE ET SES DEPENDANCES
« Si VOUS étiez, mon cher Mérovir, conli- « nua lejeune artiste grec, un homme comme (c ce Catius (i), que vous voyez causer là-has « familièrement avec le chef des cuisiniers, « et que vous fissiez ainsi que lui un cours « de philosophie gastronomique, je vous coii- « duirais dans la pièce la plus intéressante « de la maison, selon quelques amis de Scau- « rus; c'est la cuisine, où l'on prépare les « splendides repas qu'ildonnechaquejour(2). « L'heure de commencer les apprêts du dî- « ner est arrivée; ce lieu n'est plus aborda- (c ble. Au surplus, sa disposition est la même
(i) UoRXT., Satvr. /|, lih. II.
(2) Varro, de lie last., lib. I, c.ip. l'i.
CUAPITRE XIV. 177
t< que celle de ma petite cuisine, où vous « accourûtes hier pour éteindre le feu que (c mon cuisinier maladroit avait mis à la clie- « minée en voulant rôtir des grives (i) ; vous « vîtes comme la flamme, en se développant, (c menaçait déjà le toit (2) : aussi a-t-on soin « d'éviter ordinairement les plafonds de bois « dans ces ])ièces , de peur d'incendie f3). « Celle de Scaurus est voûtée; ses dimensions « sont d'une grandeur démesurée, elle a 148 « pieds de longueur (4) ; et cela ne vous élon -
(i) HoRAT., Satyr. 5, !ib. I.
{■1) Ihid.
(3) C-oi.uMKr., de Re rust.^ lib., I, cap. 6.
(.'1) Voiri iiru- inscription aiitique recueillie à Palestriiie ])ar M. Akerhlad , dont les recherches en ce genre sont célèbres;! juste litre. Cette inscription fait mention d'une cuisine de semblable j^randeur :
M. SAVFKIVS. M. F. RVTILIVS
c. SAVFKIVS. C. F. FLACVS