CVI.INAM. F. D, S. S. C. EISDEM
O. 1()(,VM. Ï.MFRVNT. 1)K
I,. TONUnO. I.. F. l'\Br.ICVM
KSr. I.ONGV. P. CXI.VIIIS
lATVM. AF. MVRO. AD.
I,. TOMIKI. VORSV. I'. XVI.
cf neia pas en songeant quels festins il donne (c et combien il a d'hôtes, d'affranchis, d'es- « claves à nourrir. Pour moi , dont le léger « souper (i) est apprêté et servi par trois « esclaves sur une pierre blanche, en \ais- « selle de Campanie (2) , je n'ai pas besoin « d'une aussi grande cuisine. Cependant si « nos repas, mes chers hôtes , ne sont point « splendides, du moins, grâce à vos aimables « entretiens, ce sont de bons repas, selon « la distinction que Lélius faisait entre les « uns et les autres, car il n'appelait bons que a les repas agréables et instructifs (3). Ici la « cheminée (4) est , comme chez moi, élevée « à hauteur d'appui (5) , mais vaste , et cons- « truite de manière à donner un dégage-
(i) Voyez la description que Martial fait de son souper, liv. V, épigr. 78.
(2) HoRAT., Satyr. G, lib. I.
(3) CicKR., f/r' Finib., lii). II, a.'j, ?,;").
i'/i) Caniinus vA Jornax s,o\\\. 'r>yv\ou\nwi^ selon Isidore [Origin., lib. XIX, cap. Go].
[!)) Ruines de VuinjK-i. Vove/. la clieniince du temple d'iMS, t. III.
CUAPITRE XIV. 179
« nient facile à la fnmée; car en hiver une « maison où il fume(i), quelque belle qu'elle « soit d'ailleurs, est inhabitable, surtout « si l'on brille du bois vert ou de la ra- (( niée (2), et l'on ne saurait la tenir propre « à cause de la suie qui s'attache aux \ï- « 1res et aux ornements (3). C'est pour cela c( (ju'on a soin d'allumer hors des portes les « brasiers dont on se sert pour se chauffer, « et de ne les introduire dans les apparte- (( nienls ([ue lorsque le charbon est bien « pris (4). Quant à la décoration de la cui- « sine, celle-ci , comme la mienne, a son lace bleau , représentant un de ces sacrifices « ridicules (5) que l'on fait à la déesse For-
(i) Mart., lib. II, Epigr. 90.
{2) HoRAT., Satyr. 5, lib. I, v. 79.
(3) ViTRCV., lil). VIT, cap. 3.
'.',') PiiT., Syi)ii)os.,\\h.\\^([itœst. 7; /c/., Apophlh. R, XX\ TH. ()m roiiscivc au Musée roval de Naj)Ies plusieurs l'i asiersde liioii/e (|ui contiennent encore d(;s charbons et (le la cendre.
^5i L\(.TA.NT., lib. I , AO.
« îiax (i). Ce tableau est entouré de pein- « tures qui offrent l'image de toutes les vic- « tuailles nécessaires pour un grand repas ; « des poissons prêts à cuire, des jambons, « des sangliers préparés pour mettre à la « brociie, des oiseaux, des lièvres et une in- « finité d'autres objets (2). J'ai renchéri sur « toutes les recherches que les amateurs de u cuisine emploient pour rendre les leurs « propres et agréables, en faisant le pavé de « celle-ci d'une composition particulière usi- « tée en Grèce. Sa recelte peut vous être utile, f( si vous retournez jamais dans votre pays. « Après avoir creusé environ deux pieds et « bien battu la terre , j'ai établi sur ce sol « une aire en lyriques pilées, inclinée de ina- « nière à donner aux eaux un écoulement « facile \eis un canal pratiqué exprès. Sur « cette aire, j'ai étendu un lit de cliarbon « fortement battu , et par-dessus une troiu siènie couche, haute d'un demi-pied, d'un
(1) Ovin., Fast., II, ;j2f).
[■i] Ruines (le Purnpci, t. II.