CHAPITRE XV
« je les ai rejetës, parce qu'ils se tourmen- « lent et ploient sous le fardeau (i). L'es- (c culus (2), qui est d'un grand usage à Rome, (( a le défaut de se pourrir facilement à l'hu- « midité (3), aussi l'ai-je proscrit; enfin, le « pin est sujet à se fendre (4;, et, comme K tous les bois résineux, il s'enflamme avec « une telle facilité, qu'on ne saurait trop « éviter de s'en servir. Le bois que j'ai prête féré paraît pour la première fois sur les « bords du Tibre (5). C'est le hiriv, qu'on <( ne trouve que sur les rives du /V f6) et « dans la Rhétie (7). Ce bois est presque in-
(i) Pltx., lib. XVI, cap. 42.
[■).) Autre es[)èce de chèue.
3) ViTRUv., lib. II, cap. 9.
(,',) Ibid.
(")) Ibid. Vitruve dit positivement (pie le Unix n'était punit en usaije à Rome; in;iis il dut y être plus commun depuis , car Pline nous apprend que Tibère lit bâtir le pont des TS'auniaehies av<'(' du larix [Wh. XVI, cap. 39).
G] \'itrt:v., lib. II, cap. 9.
7) Pri.v., lib. X^■I, cap. 39.
« combustible (i;; il ne surnage pas, et ne « pourrit point dans l'eau (2). J'ai apporté « une grande attention à sa coupe ; car ce « n'est pas une chose indifférente que l'épo- « que à laquelle les arbres doivent être couce pés; il ne faut les abattre qu'après qu'ils « ont porté leur fruit et avant qu'ils entrent « en sève, c'est-à-dire depuis le solstice d'hi- « ver jusqu'au 8 de février (3). L'observation « des phases de la lune est même d'une « grande importance dans la coupe des bois ; « on n'y porte la hache que depuis le 20" « jour de la lune jusqu'au So*". Ceux-ci ont (< été abattus durant la conjonction de cet « astre avec le soleil ; c'est le meilleur nio- « ment (4). .le suis si scrupuleux sur ces pra- « tiques, qui nous ont été transmises par « l'expérience des anciens, que je refuserais « des bois que l'on aurait é([uarris lorsqu'ils
(i) ViTRi:v., lib. II, cap. <).
(2) Plin., lib. XVI, cap. 40.
(3) ViTRUV. et Pi.iN., ibid.
(/() Pmn., ih/d. : Cat., de Re rust., cap. 32.