CHAPITRE XV
(c elles sont recoin ertes d'une première cou- « clie de mortier, haute de près d'un pied (i) , « et faite de trois parties de décombres pul- « vérisés et d'une partie de chau\ (2). Cette « couche , bien battue et dressée selon la « pente nécessaire pour l'écoulement des « eaux, a été recouverte par un autre enduit ( de six doigts d'épaisseur , (orme de trois « parties de tessons concassés et d'une partie « de chaux '3 ; enfin, sur cet enduit on a (( placé les pavés de bri(|ues , de marbre et « de mosaïque (41, (|ui forment le sol de « cette terrasse.
« Des encaissements profonds, remplis de « terre, et qui portent d'aplomb sur les gros (( nuu's, pour éviter que leur poids ne face tigue la charpente, nourrissent des plantes « rares, des fleurs et les jeunes vignes, di- « rigées avec art :">; , dont ces berceaux sont
(1) VrniLV., lib. \ II, cap. i.
[■}.) Ibid.
[\) Ihid.
(.',) Ibid.
(5) i'i.iN., lib. XIN, cap. i.
« couverts ; les treilles qui ombragent ordi- « nairement les terrasses leur ont fait don- « ner le nom de pergalœ (i); comme on y « mange quelquefois , on les nomme aussi « cœnanila (-2); cependant elles sont plus « généralement appelées solai-id (3) , parce « que ce lieu est ouvert à l'air et au soleil (4)- « J'ai aussi ménagé en différents endroits « de ce sohiriiiin des volières spacieuses , oii « voltigent de nombreux oiseaux , originaires a de différents pays , mais dont la plupart « ont eu leur prison pour berceau [p). Leurs « chants continus et variés se mêlent au « murmure de la brise et des eaux (jui jail- « lissent ici de toutes parts , et remplissent « ce jardin aérien de bruits charmants.
(1) Tertul., ach>. Falent., cap. 7.
(2) Festus, de Verb. signifie, '26a; Isii)., Origiii.^ lib. XV, cap. 3; Pollux, Onoiiiast., lib. I , cap. 8 ; Varr., (/e Ling. lat.^ cap. 27.
(3) PoM.ux, ibid.; \.\RJi.,ib/(l.
(/j) IsinoR., Origiiï.y lib. XV, c.ip. 3.
(5) Ci.AiD. Rltil. ÙNumat., Jtincr., lib. I, p. 3, v. yG.