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CHAPITRE III

BsUmmHtms ehi sieur Legnutd,

L*cut estimatif dudit sieur Legrandy architecte , fait en 17369 ooroprend, en onze articles :

I® Le corps de bâtîmeDt du château de Saint^

Cloud, estimé la somme de 33o,ooo

2® L'orangerie , ai,3ao

3° Pavillon des offices ou du gouvernemeot , Ô5,aoo

4** Pavillon des écuries 9 17,780

5® Pavillon du commuD, 62,600 6^ Pavillon de madame de Saint-Pîenre^ au bout

du mail, fto,3oo

Autres bâtiments dépendanu du, château de Saint-Ciaud,

7^ Celui en fiu» des écuries, dans la cour des remises, aile de bâtiment en retour versTavenne, distribué en huit remises , couvert d uu comble en ardoise , à la mansarde ;

DeuJL pavillons à l'entrée de l'avenue, au bas, vers le pont de Saiot-Çloud»

Uneserre au jardin des simples;

Le bâtiment de l'apothicaireriei près les bas jardins;

436 FlàCES XUST IPiCATlVES.

Derrière ladite apothicairerie, un corps «lebâtîment, en face du pavillon du comimin, lioiii le rez-de-chau&sée est dUtribué eu cinq remises;

Pavillon du portier de la grille de Sèvres; Plusieurs corps de bitûnenis au jardm potager;

Plusieurs bâtiments sur le chemin de Sèvres,

près l'arcade (maisons occupées par madame

d'Armagnac), 82,900 8** Murs en massif de terrasses et de bassins, et

murs de clôture , 6S,8oo 9" Balustrades, tableaux , piédestaux, perrons

et figures de pierre, S,ooo to* Pavé de grès, tuyaux de plomb, robinets de

cuivre, tuyaux, équipages et grilles de fer, ioi,5oo 11" Bois (le haute futaie et taillis, ormes, prés,

terres labourables et terres en non valeur, 268,260

Total, 1,0)1,7/10

. OBSBBTATIOnB,

Dans cette estimation , on voit que le sieur Legrand n'y comprend que le corps du diâteau, cours» basse-cour, pavillons qui 7 sont construits, remises , avenue, deux pavillons en bas de ladite avenue > proche le pont de Saînt-Cloud, bâtiment étant dans les bas jardins , pavillon du mail , maison occupée par madame d'Aimagnac, à Sèvres, et tout le terrain renfermé dans l'enceinte dn rhâteau , jardins et parc avec l'ile Rochelet* Mais il ne fait point entrer dans ladite estimation plusieurs maisons, jardins et places situés dans le bourg de Saint- Cloud, dont Tarchevéque a demandé une

CH/iPiiiiE 111.

déclaration censuelle à feu M. le duc d'Orléans ^ eii 174a, et qui n'a pas été fournie.

Le projet de cette déclara liuu , quia été coiuniuuiquéc, contient 19 articles 9

Savoir:

Article 1*"^. Partie du palais.

L*ile Roclielet, contenant 28 aipents.

Nota. Comprise dans Testimation du sieur Legrand. S. Une maison et jardin foisant partie du Grand-Cerf 'de la grand'rue de Saint-Clond. ( M. Fresnier en jouissait

alors.)

Nota. Monsieur a\ ait acquis la maison du Grand-Cerf de M. le président de Graville, par contrat du 26 juiu 1668.

4. Une autre maison CsitsaDt le surplus de celle du Grand- Cerf, occupée par la veuve Léger Bouge, qui eu avait Tusufruit, par brevet du 27 août 1721.

5. Une grande place en forme de demi-lune, lenaiil d'nfi coté à la grand' rue et aux maisons ci-après.

Nota» On croit que c'est la place entre le pont et la première grille d*entrée de Taveaue. Cette place devrait être censée comprise avec l'avenue dans l'estimation du sieur liCgrand, art. 11 et dernier, où il estime le terrain qui est en bâtiments, cour, basse-cour, jardins, routes, clieunus et allées.

6. Une petite maison tenant à ladite place, occupée alors par le sieur Leroy, garde de S. A. R. madame la duchesse d'Orléans.

7. Une autre petite maison tenant à ladite place, occupée alors par la dame Grenelle.

8. Un pavillon audit lieu tenant à la grille de Tavenuc dudit palais, avec une grande cour et jardin, le tout conte-

uantdeux arpents ou euviron, o<xu{>€ par le sieur Saudrié.

Nota. Ce pavillon est compris dans restimation dn sieur Legrandy maïs od ne toîI pas qu'il y ait comprb le terraio des coar et jardin ^ 11 n'estime que les bâtiments. . 9. La maison et h6tel appelés le Chendlerde Lorrme, et dépendances , tenant au sieur Macade, d'un bout à la rue de la ChaussL'c du Pont, occupée alors par le sieur de Loinénie, la veuve le Teiiier, et Pierre du Hamei, i>sw grâce spéciale.

10. Une autre maison y cour et jardin , située audit Saint- Ooud» en la rue d'ÂuInay, appelée l'hôpital royal.

Nota. Feu Matuimo- « donné cette maison par le contrat de fondation dudit hôpital, du 11 avril 1689; et le roi l'a déchargée de tous droits d'amortissement par lettres patentes du^mois de janvier 1691.Il s'agit de savoir si M. TarchevtMjue a oie intieninisé ; feu Monsieur s'en était charçé , et il ne paraît pas que l'indemnité ait été payée; mais c'est à Tadministrateur dudit hôpital à déclarer ladite maison.

1 1. La maison et jardin des Pères de la Mission, tenant à ladite rae d*Anlnay.

la. Une autre maison et conr audit Heu, tenant d'nit côté % la maison ci-desstts, d*antre à cdle ci-après j d'uH bout à ladite rue d'Aulnay, occupée alors p.ïr 1 luery le Bel , serrurier, qui en Jouissait en usufruit par brevet du a4 décembre

I S. Une autre maison audit lieu , faisant partie de celle de la Mission, tenant d'un côté à ladite rue d'Aulnay.

14. Une autre maison tenant d'un côté à l'avemie, d'antre k ladite rue d'Aulnay, occupée alors par le sieur Saq[>s.

15. Une maison, cour et jardin , tenant d'un cété à ladite rue d'Aulnay, d'autre aux religieuses Iji^ulines, occupée aiojrs par la dame veuve dame Charnu , vitrière du château-

CHàPlTKE III.

16. Un bàiiment en forme d^appentis, audit lieu, tenant d'un côté à la maison ci-après» d'autre et d^ua boot auxdites religieuses, occiipé alors par Henri Defer, janlinier de l'onnigerie de S. A. S.» i[aî la tenait de fea son père.

17^ Une maiflOB audit lieu, tenant d*nn côté à la niaiion ci-dessus, d'antre à celle cî-apràs, d*un bout auxdites religieuses, occupée alors par la demoiselle Guyard en usufruit, par brevet du 21 mars 1709.

18. Une autre maison audit Heu, tenant d'un côté à la maison ci-dessus , d'autre côté au palais de S. A. S., d'uu bout à ladite avenue, et par derrière au jardin des dames rèl^enses.

19. Une autre mafoon sise dans l'enceinte du palais de S. A. S., construite par Jean Douynet, l'un des valets de chambre de S. A. R. madame la duchesse d'Orléans, au

moyen du brevet à lui accordé par S. A. R. Mgr le (lue d'Orléans, régent, le juillet 1719, pour de la place y énoncée jouir lui et sa famille (voir les termes des brevets}.

Le garde des archives a conféré avec le sieur Boizard , concierge de Saintp-Cloud , sur le contenu de ce projet de dédaration, dont il lui a donné copie, avec un mémoire instructif pour se pc éparer à y répondre en cas qu'on renouvelle la demande de cette déclaration de la part de l'archevêché.

Ledit sieiir Boizard convient que presque toutes ces maisons j)arti( iiUeres dépendent du château do Saint-Cloud et sont occupées par des officiers et ouvriers attachés à la maison ; il doit en donner une description avec les noms des occupants et l'indication de la situation, avec des numéros de renvoi au plan moderne du château et partie du bourg de Saint-Cloud que M. de Bellisle a vu.

Ces maisons proviennent , les unes des restes d'acquisitions faites pai feu Monsieur pour former Taveuue et les hauts

44o PitoSS JUSTIFICATIVES.

jardins du ( iiâteaii et maf^asius nécessaire& ion des voyagea et scjuui-s qu'un y faisait.

Or, la succession de feu Mgr le régent ayant la propriété do fonds de ces maisons , elles auraient dù entrer dans l'esti-» nation do sieur Legrand , qui paraît s^étre borné ao droonscrit du chAteau, aTenne, parc et jardins.

On n^avait pas eu occasion de faire les obsenrations cidessus lors des estimations du sieur Legrand, en i736, faute de connaissance de tous ces objets, parce que le j)rojet de déclaration demandé par rarchevèché n'a été déposé aux archives quen novembre 1747* On avait supposé le sieur Legrand instruit de toutes les dépendances du château de Saint-Gloud, soit par lui-même, soit par les officiers du prince*.

CUAJ>1TII£ 111.

« Dimanche vingt-troisième de juin mil six ceiu soixante- ^x, à cinq heures du soir, Madame se ttoiiva fort mal; elle maodaM. le curé de Saint-Cloud pour la conlesser; ce qu'il fit un moment après. Monsieur envoyai dire à M. Feuillet de frire prier Dieu pour elle , ce qui fut faict ineoutiiient après. M» Feuillet alla au cbasiean; il monta à la chambre de Madame^ il s'approcha de son lîct y la salua , et , comme elle ne luy disoit rien , il se retira sans luy rien dire aussi. A onze heures du soir, se voyant pressée, elle envoya appeler en diligence M. Feuillet, qui estant arrivé proche de son lict, elle fit retirer tout le monde et luy dit : « Vous voyez , « M. Feuillet y en quel estât je suis rédutcte. — En un bon <i estât, luy répondit-il; vous confesseres aparemment qu'il «I y a un Bien que vous avez trop peu connu pendant votre • vie. — 11 est vrai, mon Dieu , que je ne vous ay point « connu , V dit-elle avec un grand sentiment de douleur. Cela luy donna bonne espérance. II luy dit : «Ue bien, Madame, « vous vons estes confessée? — Oui, répondit- elle. — Je ne « doute point que vous ne vous soies confessée d'avoir violé « tant de fois les vœux de votre baptesme. — Non , dit-elle „ « je ne m*en suis jamais confessée et on ne m*a jamais dit « que ce fut offenser Dieu. — Quoy, Madame, si vous aviez « fairt un contract avec un j)articulier et que n*en eussiez « gardez aucune clause, ne çruiriez-vous pas avoir mal faict ?

44^ Pli£C£5 JUSTIFICATIVES.

•t — Hélas I ouj. — Cela, Madame, est un contract que tous « aviee fatetavecDieu,il a esté scellé du sang de Jésus-Christ ; « les anges, à vostrc mort, vous vont présenter à Dieu cetle « proiix'sse: ce sera sur cela que vous serez jugée; Madame, « vous o avez jamais sceu la reliy[ion chrestieone. — O mon « DîeUi que faire donc? je le vois bien, mes confessions ei « mes cooiRianîoiis n'ont jamais rien vallu. — Il est vrai , « Bladame, votre vie n*a esté que péché , il faut employer « le peu de temps qui vous reste à Ikire pénitenoe. — Mon- « trez«moy comme il faut que je fasse; confessez-moi donc, « je \oui> cil prie. — Volontiers, Madame. » Pour lors elle se confessa; il l'ayda tant (jue le temps Inv pust pcrmrUte à faire une confession entière. Dieu luy donna pendant ce temps des sentiments qui mesmrprtrent, et luy Bt parler un lançagie qu'on n'entendoit pas dans le monde; elle fil actes de foy et de charité, et demanda 8*il l'a trou voit digne de recevoir Nostre-Seigneur. Elle le demanda avec dè grandes instances; il luy parla hault, et luy dit: « Humiliez-vous, « ^Madame; voyla toute cette pompeuse grandeur ensevelie • « sous la puissaute main de Dieu ; vous n estes qu'une misé- « rable pécheresse , qu'un ver de terre qui va tomber et qui « se cassera en pièces, et de toute cette grandeur il n'en « restera aiicime trace. — Il est vrai, o mon Dieul s*écria- « t-elle.-^Btadame^ reprit-il» c'est qu'il faut avoir de la con- « fiance ; de tous vos péchés passés je n'en fais point de « compte, pourvu que vous ayez une grande douleur de les « avoir commis et une ferme résolution de ne jauiais plus les n commettre. Vous avez péché mille fois; représentez -vous « mille fois la miséricorde de Dieu, qui ne s'areste uy à « l'heure ny au temps : le larron de la croix est monté dans « les eieux. » Ces paroles remplirent son eeeur de consolatioD et de joye, qui parut snr son visage; elle demanda la croix

GHAPlXliE III. 443

de laquelle fea la reyne-mère s'esteit servie à la mort; elle la baisa fort hniiiblenieiit « Begardea, Madame, sôr cette « croix Tauteur et le coosenratewr de votre foy, afin, dit

• Tapostre, que vous ne perdiez point courage; une seule « goutte du sang qui est sorti de ces veines avec une seule « de vos larmes est capable d*effacer tous vos péchés, et « tous les péchés de tout le monde. » En ce temps-là Nostre- Sei^euraririvai elle l'adora profondément et dit tout haut : « Mon Ilicu, je suis indice de vous, et que vous venlea m visiter une misérable pécheresse comme moy. — ^ Oui» « Madame, vous en estes indigne ; mais il vous a faict la «f grâce de préparer luv-méme vostre ( (i m avant d'y entrer « par la contrition qu'il vous a donnée. Renouvelez votre « ferveur en la présence de ce Dieu de majesté ; anéantissez- «> vous devant ce Dieu terrible et miséricordieux. ^ On dit les prières ordioaires; elle dit son Confileor avec moi et reçut son Dieu avec un grand respect et moe grande joye, et ad|ottta : « Je vous prie, pendant que mon Dîen me laisse le « jugement libre, qu'on me donne rextrènic-tmction. — Vo- « lontiers, Madame. — Eli mon Dieu! ce dit-elle, qu on me « fas6e la charité de me saigner au pied ^ j'estouffe. — liais- « ses y Madame^ foire les médecins, ne penses plus à votre

• corps y sauvons seulement vostre âme. » Cependant les médecins trouvèrent à propos de la saigner du pied ^ ce qu*ils firent. «Voilà, Madnme, les prémices du sacrifice qu'il faut «t ofli ir a Dieu; ofirc/.-liiy ce san^' que vous allez répaodif , « comuie Jesus-Christ luy a offert celuy qu'il répaiulit sur la « croix pour vos pèches. — De tout mon cœur, » udjoutat-elle.Aprè$ la saignée, il demanda qu'on apportastl'extrémeonction $ elle fit toutes les prières avec moy* Quand on appliquait les sainctes hutlles, il luy dit en françois : « L'Église « demande à Dieu , Madame , qu'il vous pardonne les péchés

444 PIKCBS lUSTIFICATIVSS.

« que vous avex coinmis par tuDtdf paroles inai!vaiî>es, par «• taut de regards illicites, pour avoir entendu tant de rap- « porta et tant de médisanoes par les ardeurs de Ja ooocupis- « cenGe, par tantde mauvaise» œuTieSy-et par tant d'attou- « chemcnts <|ui estoient défendus par la loy de Dieu. On « huilott les athelelles alors qu*ib enferoient dans la lice « du combat; vous voyià sur le champ dè bataille; vous " avez tii teste de puissans enoemîs, il laut combattre aydée « de I I grâce de Dieu. » Elle prit pour lors la croix en nia luain et lit de nouveaux actes de foy^ d'^pérance et d'amour de Dieu , et dit : n Mon Dieu, ces grandes douleurs ne fini- « ront«elles point bien tost?.... ^Quoy, Madame» vous vous « oblies} il y a vingt-4ix ans que vous offenses Dieu» il n'y « a que six heures que vous faictes pénitence; dites plus tost « avec Saint-Augiistin : Coupez, tranchez, taillez, que le « cœur iiu' tasse mal, que je ressente en tous mes mcnibres « de très-sensibles douleurs, que Tordure coule dans la « moelle de mes os, que les vers grouillent dans mon sein, « pourvu y mon Dieu» que je vous aye acquis, c*est asses. m J'espère» Madame» que vous vous ressouvioidres des pro-

. « messes et des protestations que vous aves laites présente- « ment à votre Dieu. — Ony, Monsieur, je Tespère ; je vous « conjure, si Dieu ni eiivoyoit la santé, si j'estois assez mal-

" heureuse de ne les pas pratiquer — Madame, quoy

•« que vous deviez estre dans les dispositions de souffrir da- « vantage, je vous puis assurer que vos peines fioiront bien < tosL A quelle heure Jésus-Christ est-il mort? k trois « heures?-^ Ne vous mettez point en peine' de cela » Ma-

• « dame, il faut supporter la vie et attendre la mort en pan tience. » En ce temps-là elle prit les derniers breuvages que lui i>i cscutt'rent les médecins. En mrsine temps M. de Condoni arriva ; elle fut aussi ayse de le voir qu il fut alEige

de ia trouver aux abois; il se prosterna coati c terre, fit une prière qui me charma ; il entremesloit les actes de foy, d*espéranoc et de charité. Elle se retourna un peu, et comme il eut cessé, elle luj dit ; € Croyes-vous, Monsieur, que je ne M vous entende pas^ parce que je me suis retournée? » Il continua donc un peu ; elle dit qu'elle eût bien voulu repo~ ser. Pour lors M. de Condom se leva, il alla prendre de l'air. Elle se retourna vers mov, <He me dit : « M. Feiiillet, c'est à « ce coup, c'est fait de moy. — £h bien , Madame , n'estes- « vous pas bien heureuse d'avoir accomply en si peu de « temps vostre' course? après un sy petit combat, tous ailes « recevoir de grandes récompenses. 9 H. de Condom arriva, mais elle ne parloit plus ; il commença les prières de la mort. Je luy parlois sans cesse, et en moins de deux ou trois instants elle rendit son âme à Dit 11 : je le prie qu'il luy fasse miséricorde. Priez Dieu aussi pour elle '. »

* Mort dirétienne de madame la duchesse d^Orléans , par M. FeoUlet , chanoine de SaioMond.

44^ PltcClS JTJSTIPICATfVRS.

Lettres patentes du roi Louis XIF, portant concession de la dfgniêé de due ettpair aux arehevéguetd^ Pais,

LoaiSi par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre,

à tous présents et à venir : salut Les empereurs et les rois ne sYtant pas contentés d'enrichir, par de grandes libéralités, les églises des villes qu'ils avoient choisies pour être le siège priocipai de leurs empiras, mais aussi voulant qu'elles eussent tous les titres . d'honneur qui pouyoient les élever au-dessus des autres ^ nous aurions toujours eu les mêmes sentiments pour l'église de notre bonne ville de Parisy choisie par Glovis , premier roi chrétien , pour être la capitale de ce royaume, et connue elle est déjà érigée en arclicvcclic , et que nous ne saurioiis liii procurer aucune dij^nite ecclésiastique plus eiuiueaie, nous voulons lui donner la première de toutes celles qui dépendent de nous , et nous nous j trouvons d'autant plus engagés, que le désir que nous avons eu de délivrer nos sujets demeurant dans notre ville de Paris, des incommodités que leur apportoient les différentes justices qui y étoient établies et les degrés de juridiction qu'ils étoient U'inis d'essuver, nous ayant obligés d unir à nos chàtelets les justices que 1 archevêque de Paris y possédoit, nous ne voulons pas seulement l'indemniser du revenu que nous lui

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