‹ Le palais de St. Cloud, son histoire et sa déscriptionChapitre 22 sur 43 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

ùtons par des biens plus considérables, ntais encore par des marques d'bouneur ^ui eu réparent avantageusement la perte; hii fiiis^t ressentir en même temps des effets de notre jpttice et de notre libéralité, nous avoiui résolu de lut donner le litre de duché et pairie de Fraoce » dont il a déjà les principaux avantages , puisque les archevêques ont toujouis conservé leur séance dans notre cour et parlement de Paris, qui est celui des pairs, et que les appeliations de la temppraUté de rarchevècbé y ressor tissent immédiatemeoty aussi bien que celles du bailliage de For-rÉvèqoe y ont ressorti y jusques à riinioii que nous en avons faito en nos châtelets; et nous trouvons encore une satisfaction particulière à lui donner présentement cet homieiir « puisque étant possédé par messire François de Harlai, conseiller en nos conseils, nous augmentons parce moyen la récompense que nous avons concédée à son mérite, lorsque nous Tavons élevé à cette dignité, qu'il remplitsiuti^ment pour l'Église et pour notre service » et de la^pnelle son nom etses illustres alliances le rendfwt aussi digne que toutes les grandes qualités de sa personne qui ont attiré notre estime et notrç considération; et comme il est nécessaire d'attacher le titre de duché et pairie à quelqu'une des terres dépendant de l'archevêché , nous estimons qu'aucune ne le mérite davantage (pie celle -^ui, y ayant été donnée par saint Cloud, ûls durai Clodomir, e^ petit-fils du graii|d Çlovis^ en porte encore présentement le nom» et qui est le plus ancien monument 4^ la libéralité des rois nos prédécesseurs envers cette Église.

A ces causes, de Tavîs de notre conseil, où étoient plusieurs princes de notre san^ , otticiers de notre roni uiine, et autres grands et a» i tables peisoiinay^es, et de notre propre mouvement , certaine science , pleine puissance et autorité royale y nous avons par ces présentes , signées de notre main ,

l^ùfi PliCES mSTIFlCATlVISS.

iatiàte terre et àcigtieurie de Saint-Cloud créé et érigé , créons et érigeons , en nom , titre et dignité , et prééminences de duché et pairie de France, et à icelui uni et incorporé , unissons et incorporons les terres et seigneuries de Maisons, Créteil, Oioir-la-Ferrière y dépendants de Tarcbevéché de Fuis, et ses successeurs archevêques de Paris» perpétiieilenient et à toujours , en titres, dignités , et sous le nom de duché et pairie de France, avec tous les honneurs , autorités , prééminences , franchises , libertés , privilèges et iaimuriittî», appartenant à ducs et pairs, comme les autres pairs en jouissent et usent en. justice , juridictions, séance en nos cours de parlement» avec les autres pairs ecclésiastiques, suivant Tordre et le temps de la présente érection» et voix délibérative, et généralement en tous autres actes et lieux quelconques, et sous le ressort immédiat de notre cour de parlement de Paris , en tous cas, fors et excepté les cas royaux, dont la coimoissance appartient à nos officiers, ainsi qu'elle faisoit avant la présente érection.

Voulons que ses vassaux et tenanciers le reoonnoissent et ses successeurs archevêques, et leur fassent les foi et hom> mage» et autres reconnoissances» en ladite qualité de ducs de SaintCloud et pairs de France; et pour Texerctce de la justice , voulons que notre dit cousin et ses successeurs aient un siège de duché et pairie, dans l'enclos de l'archevêché de Paris , au même lieu où le siège ordinaire de la temporalité avoit accoutumé d'être tenu» où il y aura un bailli» un procureur fiscal, quatre procureurs et deux sergents» pour y exercer la justice» et connoStre» eu première instance» de toutes les causes civiles et criminelles qui pourroient arriver dans Tenclos dudit archevêché » nonobstant l*édit du mois de février dernier, auquel nous avons dérogé et dérogeons, (juanta ce, par ces dites présentes , et par appel des causes

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qui auront été traitées en première instance par- devant les prévôts de Saint-Cloud , Maisons, Gréteil , Ozoir'la*FeiTière et Armentières : les appelladons duquel bailli seront portées en notre cour de parlement de Paris» où nous voulons aussi que toutes les causes de ladite pairie, et où il s'agira du fond de ses droits, soient portées en première instance, ainsi que celles des autres duchés et pairies.

Si duiHious eu niaiidemeut à nos aaies et féaux les gens tenant notre cour de parlement, chambre de nos comptes à Paris, et autres nos ofliciers et justiciers qu*il appartiendra, que ces présentes ils fassent registrer, lire et publier, et du contenu en icelles , jouir et user notre dit cousin de Harlai , archevêque de Paris , et ses successeurs archevêques de Paris, pleinement et paibibleiueut, cessant et faisant eesseï' troubles et enipecliemenls contrain > , jinuobstant tou:setiils, ordonnances et lettres à ce contraires, auxquelles nous avons dérogé et dérogeons par ces dites présentes. Car tel est notre plaisir; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes.

Donne à \ ersailles , au mois d'avril, Tan de grâce 1674 , et de notre règne le trente-unième.

Signé f par le roi,

PHiLIPPEAUX.

. Et sur le repli :

FiM, d'Alioke.

Pour érection de duché et pairie en faveur de M. l'archevêque de Paris.

Signé, PHiLiPFBAUX.

Registrées, ouï, et ce consentant le procureur général du i*f>i pour jouir par l'inipctrant et ses successeurs archevêques

4/»0 PIECES JUSTIFICATIVBS.

de Pari:», de leui effet et eouterm, et ètn? ex ectitees selon leur forme et teneur, âuivaDt l'arrêt de ce jour. A Paris, en parlemenl, le iH août 16911.

Et le stinedi 1 9 août , audit an , inessire François de Uarlai, déoommé aux présentes, a été reçu en la digniréet qualité de duc de Saint-Cloud, fiair de France, fait serment ^kccoutuine, et juré lideliteau roi, suivant Tiurèt dudil jour.

(Tiré du Synotiieott, Paris, |iage6i6 , et des registi«s du parlement.^

GHAPITItK III.

Dialogue chanté dans la féte donnée à Saint -Cloud, en 1682, à la naissance de Me' le duc de Bourgogne.

LA. IfYMPHK JDK VKRSAILLF.S.

Fuyez , cruels trans{M>its de ma douleur profonde ; Succèdes à mes cris, jeux et plaisirs charmants ; Mon auguste princesse , en merveilles féconde ,

Est (1< livi * 0 ( iifiii de sesafTreux tourments :

Les dieux se sont servis de ses illustres flancs

Pour combler les souhaits du plus grand roi du monde.

LA IITMPKB VE SAllfT-CLOOD.

Je ne l'ignore point, et ce riche appareil,

Ces brillantes clartés « ces nouvelles fontaines»

Ces doux bruits et ces voix qui remplissent nos plaines,

Me Font appris en troublant mon sommeil ; £t la nature enfin se surpassant soi-même, M*a fait apercevoir un changement ex^me. Par réclaLaiit lever d'un troisième soleil.

LA NTMPHË DE VRESAILLES.

Quel bien pour les Français!

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