II. Spectacle de la noblesse
Mais si le spectacle du peuple fut sensible à LL. AA. SS. , celui de la noblesse devait encore ajouter à leur plaisir. En eflet, ne leur était-il pas flatteur de rassembler tout ce que la cour a de plus brillant? Et n*était-ce pas donner une féte à
roiynipe après l'avoir tiunuce à la terre?
IJI. Spectacle du haU Où se trouve une classe entre le peuple et la noblesse.
Enfin un spectacle encore plus digne de LL. A A. 8S. fut ce concours de sujets choisis de la capitale, (fui, nous le masque, purent goûter la joie réservée à la nnblcsse. Quel plaisir ne durent pas rcssiiuir LL. AA. SS. d'entendre ces citoyens 9 qui peut-être n^avaient emprunté les dehors du déguisement que pour mieux parler le langage de la vérité, réciter les louanges du prince pour qui la féte était donnée, et du prince et de la princesse qui la domiaiejot !
Toute celte féle a été exécutée avec le pkis j;raud succès , < otnme on l'a vu, par les sieurs Slodtz,, dcssiiiareiirs du cabinet du roi, pour ce qui concerne la décoration du feu, les dessins des illuminations, et autres parties de détail; par les sieurs Uuggieri, artificiers italiens, pour la partie de l'artifice, et par le sieur Guillaumont, tapissier delà ville, ponr la décoration des deux grands balcons du château ; le tout dirigé sous les ordres de M. Clermont-Gallerandc , premier gentilhomme de la chambre de S. A. S. Mgr le duc d'Orléans, et de M. le chevalier de Pons, exerçant la même charge à titre de survivance.
Ce qu'il y a de plus surprenant dans cette féte, c'est que, malgré ValBuence des spectateurs, qui ne peut s'exprimer, rien ne se soit passé contre l'ordre, la tranquillité et même
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l'aisance de chaque particulier. Les précautions que l'on avai( prises furent si justes et si bien observées , que l'abord et la sortie du château pour ceux qui devaieut entrer, et des jardins pour tout le peuple, furent toujours libres. Il n'arriva aucun accident y singularité peut-être unique dans une féie pareille : et e'est aussi ce ffui mit le comble au désespoir de ceux qui n'avaient pas ose venii \ pai ru iper, par la crainte de quelques fâcheux événements, toujours involontaires, mais assez communs dans de semblables circonstances.
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