B. Boysset, Archiv., VII
3. Noël Valois, La France et le grand Schisme, t. IV, p. 1R4, note3.
4. Heinbold Slecht (Ed. R. Eester), cité dans la France el le grand Schisme, t. IV, p. 166, note 2 : « Et erant in Palacio persane CCXV et copia victualium in vino et pane. »
laient, paraît-il, rien entendre, sinon de les assommer tous, comme animaux à l'abattoir *.
Charles VI fit intervenir son chambellan, Phihppe de Poitiers, l'un des capitaines du sièg^e, qui nég'ocia une capitulation conditionnelle. Si dans cinquante jours la g-arnison du Palais n'était pas secourue, elle aurait le droit de se retirer saine et sauve, ainsi que celle de la forteresse du Rocher des Doms. En attendant, les assiégées recevraient chaque jour : « cinq moutons pour vivre et huit « barraux de vin vieux, et devoint avoir 8. florins « de poisson, ou des œufs quand on ne mangue pas « de chair '. » Jacques de Talais, Jean Dieg'ue et Remous, qui était capitaine de la Roijue de Dons, s'en allèrent, avec deux pag'es, vers Renoît XIll, pour l'informer de cet arrang-emenl ; mais les cinquante jours passèrent sans que le dernier Pape d'Avig'non pût secourir ses défenseurs.
« Le 23 novembre 1311, fut baillé le Palais à ceux « du Pape Jean, et les Catalans qui tenoint pour « le pape de la Lune " en sortirent; et ceux de la « ville rompirent la muraille nove et la tour et « toutes les murailles qui étaient sur la Roque de « Dons, tellement que l'on applana tout. Et les
1. Cives attendunt et eorum mentes disposite sunt dictos cathalanos tractare sicul tractantur animalia in macetlo. » Bibl. Nat , ms. latin 8975, f" 190. — No6l Valois, op. cit., t. IV, p. 169, note 1.