Bibl. du Musée-Galvet, ms. 2394, f61 n" et
D'une réponse faite, le 20 février 1418, par Martin V à un envoyé florentin, il résulterait que les Français firent alors de gM^andes instances pour que le Pape ramenât sa cour en France et y tînt le prochain concile g-énéral pour la pacification et la réforme de l'Eg-lise *.
Un passag^e de la chronique avig-nonaise confirme pleinement cette information :
(( L'an 1418, et le 23 de janvier, l'ambassade « d'Avig*non s'en partit pour aller à Constance « quérir le pape Martin, et estoit ambassadeur « messire Antoine Viron, assesseur; le sire Jean <( Tronchin, Hourtig*ou Hortig-o, et Ang-elin Bar- « tomieu, et messire Pierre Allemand, lequel es- (( toit vig-uier d'Avig-non ^ »
« Le 7 avril 1418, les ambassadeurs d'Avig-non <( s'en retournèrent de Constance de la cour du (( pape Martin '. »
Mais, sans doute, la réponse du Pape n'avait pas été décourag'eante, car la démarche fut renouvelée.
« Le 25 juing* 1418, M. le chambellan et huit (( ambassadeurs allèrent quérir le dit pape Mar- (( tin V à Genne, et furent messire Antoine Viron, « messire Pons Trang-nier, messire Jourdan, Jean « de Sauze, Jean de Cary, messire Jean de Caste saig*nes, Georg-es Bériton, Jacques de Dinos. »
1. Noftl Valois, op. cil., t. IV, p. 409. — Coiinnii^sioni di liinaldo degli Alhizzt, I. I, p. 293.