PAROI DU COUCHANT, AU-DESSUS DE LA PORTE
0. — Au sommet trois panneaux, un g^nind au milieu, et deux petits.
l" A g*auche. — Le duc Etienne fait briser les idoles.
Inscription : « Comment, sur l'ordre du bienlieu-
reux Martial, le duc Etienne fit Ijriser toutes les
idoles. »
Leduc, sous un portique, donne Tordre, exécuté par un homme à coup de hache.
2° Au milieu. — Guérison du comte Sigebert.
Inscription : u Ensuite, dans Bordeaux, était le comte Sig'ebert, mais paralytique ; Bénédicte, sa femme, allant vers le bieidieureux Martial, mérita d'obtenir son bâton, et l'ayant placé sur son mari, aussitôt celui-ci se relev^a g"uéri. »
Bénédicte, habillée de blanc, est appuyée au pied du lit ; le comte se relève, les mainsjointes, à la vue de plusieurs assistants. Devant le lit est un curieux tapis.
3° Incendie arrêté
Inscription : « De plus, comme un g-rand incendie embrasait la cité, par la présentation de son bâton, il est éteint. »
De la fenêtre de son palais, Bénédicte étend sur les flammes le bâton de St Martial.
P. — En bas. — Vision de St Martial.
Inscription : (( Gomment, lorsque le bienheureux Martial ...(mots effacés)... le Seig-neur Jésus-Christ lui apparut, disant :... A cette heure, voici qu'est crucifié à cause de moi... élève une ég-Iise en leur nom... à Poitiers... fut fondée par St Martial »
St Pierre est crucifié, la tête en bas, et St Paul est décapité. Dans le fond, divers édifices, peut-
être de Rome, entre autres le château St Ang*e. A g'auctie, St Martial (tète enlevée) est à g^enoux aux pieds du Christ, qui, accompag-né de quelques personnag^es, lui montre le double martyre et la cour céleste recevant en haut les deux apôtres.
Le bas de la chapelle a un double soubassement en peinture : au ras du sol, panneaux de marbre dé diverses couleurs ; en dessus, imitations d'une boiserie en arcatures og-ivales.
Sous la fenêtre du levant, au-dessus de l'emplacement de l'autel, une petite crucifixion était peinte, dont il ne reste qu'une partie du Christ. M. Denuelle y avait encore vu la Ste Vierg-e et St Jean avec un pape ag'cnouillé. (Aquarelle au Trocadéi'o. Archives des Monuments histori(|iies.)
Il n'y a pas en France un ensemble de peintm-cs du XW'^ siècle qui puisse être comparé aux deux chapelles de la tour St-.lean.
Si Mérimée n'a fait du Palais d'Avig-non qu'une description tfop superficielle et trop romantique, il faut lui rendre cette justice qu'il ne nég'li<>ea rien, sur la prièr(^du savant naturaliste avigMionnis Requien et de ses collèg-ues de l'ail ndnislration du Musée-Cal vet d'Avig-non, pour assur-er la conservation des peintures de la tour St-Jean. Grâce à cette heureuse intervention, les deux chapelles furent isolées du (^'iserncmeiil, et on n'y laissa péné- " trerf|ue les visiteurs accompagMiés du concierg-e.
Tour des I^atrines ou de la Glacière.
(N°. 22 du plan.)
A l'extrémité de l'aile nouvellement bâtie du Consistoire et de \a grande salle à manger, se trouvaient les cuisines du Palais, installées par Jean XXII, que Benoît Xlï n'avait pas encore fait démolir. A côté de l'ég-out de ces cuisines, il y avait les latrines g-énérales, destinées au nombreux personnel de la cour romaine \ carie Pape et les g-rands dig*nitaires en avaient de particulières, à côté de leurs appartements. Les textes en sig-nalent notamment^ pour le Pape, à côté de la tour des Ang-es, contre le promenoir du jardin '.
Ce sont ces latrines g'énérales que Benoît XII fit reporter au levant, sur la cour de service (manutention militaire), en construisant une tour spéciale dont deux étag-es contenaient chacun un certain nombre de cabinets ^
Cette tour est pareille en structure et en dimensions à celle du Consistoire ou de St-Jean, sauf que la fnce, tournée au levant, a pour contre- forts trois piliers au lieu de deux. Ils portent deux arcades étroites à plein cintre, que surmontait lecrénelag-e, aujourd'hui disparu. Comme à la tour St-Jean, il