aoiU1350, Eh., 642 : a Murum inter capellaiii magnant et
CAMERA CARnONERlE ))
2. Inventaire 1369, Eh , 663 : (( L banaaloni de carbone lapideo et I.Xhanastnni de carbone lignorum »
3. Septembre 1370, Eh ., 660 : k Donniui m qua cuittodhintur -ra- CEMiju.vta pignoaiiuni D. Marie de Doinpnia. »
4. 31 décembre 135?, Eh., 644 : n Prope coquinaiii, huiicidariain, paneteriam, cARDE-MANCiER (sic). » — Inventaire 1411, Eh., 668 : <( In cuardamaniario Sïve cuaiodia ciborum. »
5. Inventaire 1369, Eh., 663 : <( In coquina inferiori iiniiiii molen-
DINUM PRO SINAPIO. »
6. Locution proverbiale pour désigner un individu glorieux d'un emploi chimérique.
de jonction du rempart et des cuisines, et donnait accès d un petit escalier de service à vis, log'é dans un réduit en forme de tourelle appliquée au mur du midi et coiffée d'une toiture conique. Le tout, encore bien conservé, permettait aux cuisiniers et à leurs aides de communiquer au dehors sans passer par rintérieur du Palais.
Du pied des cuisines et de la tour des latrines, un vaste ég'out couvert avait été creusé sous terre par Pierre Prot et André d'Alais, maîtres carriers.
Il allait par la Sorg'ue au Rhône', et était assez haut et largue pour qu'on pût y circuler librement. Lors du sièg-e du Palais, en 1398, soixante assaillants réussirent à s'introduire, hors de la ville, dans cet ég-out et parvinrent ainsi jusqu'à la cuisine ; mais les soldats deg'arde de Benoît Xlll se saisirent d'eux à mesure qu'ils arrivèrent '\
Cet ég'out, amplifié par Timag-ination populaire, devint, dans les contes romanesques débités sur le Palais, un souterain passant sous les deux bras du Rhône et allant jusqu'à Villeneuve. On en avait perdu la trace ; il fut retrouvé en 1858, et utilisé pour évacuer les eaux de ce côté du casernement '.
1. 31 janvier 1344, Eh., 627 : « Fado computo cum Petro Proti et Andréa de Aleslo, perreriis magistris, qui fecerunt conductum lapi- DEUM pro aquis coquine derivandis ad Hhudanuiii. »
2 N. Valois, La France et le grand schisme d'Occident, t. III, p. 202.
3. Rapport de M. P. Pamard, maire, au Conseil municipal d'Avignon, séance du 24 juin 1859, page \i : « Un aqueduc portera les eaux de la caserne directement au Rhône j)ar un ancien souterrain qu'on a ha bilement utilisé »
I«os:enient des officiers et familiers
Aile en façade sur la montée de N.-D. des Doms. (N° 28 du plan.)
Le 28 décembre 1338, Guillaume Salve, Raimond Ghabaud et Martin Grivart démolissaient l'aile du palais de Jean XXll, en façade sur la montée du porclie de Notre-Dame des Doms'. Cette démolition fut totale à l'intérieur, jusqu'à l'ancienne tour de la Cloche, ou de la Campane, qui allait bientôt disparaître, elle aussi, pour Paire place, au même endroit, à une autre tour plus puissante qui g^arda le même nom. Mais, à l'extérieur, la vieille façade sur la voie publique fut en partie conservée.
Immédiatement, la reconstruction commença, et comme les bâtisses étaient poussées par Benoît XII avec une activité incroyable, sept entrepreneurs y travaillèrent à la fois : Pierre de Lunel, Jean Ma- Iha, Jacques Alasaud, Pierre Clair, Pierre Audibert, Jean Lang-lois et Bertrand Gafuel. Le 20 février 1340, leur compte final était rég-lé pour les bâtisses élevées du côté du cloître, depuis les fondements jusqu'au sommet, et du côté de la rue, jusqu'à la tour, à partir d'une marque tracée sur la partie ancienne (pii avait été utilisée ^
En effet, comme il a été exposé ci-dessus % la
1. 28 d(Scernbre 1338., Eh., 607 : « Qui destruunl hospicium versus carrierain lieate Marie. »
2. 20 février 1340, Eh., 614 : « Taxi a latere inlcriori palatii seu claustri a fundamento usque ad dormienles, quain a capiie dicte aille continue lurri usque ad signuin ibiposititnt. »