‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 82 sur 134 · Baluze, I · texte numérisé non relu

Baluze, I

qui se rendaient à la cour pontificale ou qui s'en éloig-naient couraient de réels dang^ers '.

Cet état d'insécurité, très préjudiciable à la cour romaine, qui ne pouvait pas toujours communiquer librement au dehors pour l'administration de l'Egalise, acheva de déterminer Urbain V à l'accomplissement du dessein qu'il avait toujours nourri de transférer le St-Siègeà Rome. On a même pensé qu'il n'avait pris le nom AU) bain [Urhaniis, de la ville) que pour bien marquer son désir de retourner à la ville [Urbs) \ ainsi nommée, sans autre qualificatif, par les romains, comme si c'était toujours la cité unifjue et dominatrice de l'univers.

D'ailleurs, le cardinal d'Albornoz, léguât du Pape en Italie, avait tellement pacifié' les Etats de l'Eglise \ que Pétrarque avait raison d'écrire au Pape qu'il y serait beaucoup plus en sécurité qu'en France*. Urbain V choisit prudemment, pour son départ, le moment où l'expédition de du Guesclin en Espag-ne avait transitoirement purg*é le midi des Gompag*nies alors en g-uerre contre Pierre le Cruel. Sans cette précaution, le Pape et sa suite, ainsi que tout ce qu'ils emportaient en Italie, auraient couru les plus g'rands dang'ers.

Après être allé à Montpellier le 9 janvier 1367,

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