Voir Mistral, Dictionnaire provençal-français
3. Baluze, I., 420 : « Fuit maximus pnpuli tunndtus in Viterbio propler inhoneUcun specLalionem cuiusdain fontia vncati griffols, »
4. 2 juin 1370, Eh., 657 : a Platea que ext infra priinain portam PREPARETUR pTopter advcntum dicli domini nostri pape, ut nielius fien potest, tain de corretoriis lapideis et de bardato, quani de pu-rabandis (usteis, et quod rupis equatareiur, et alia platea aplanaretur. » — 30 juin 1370, Eh., 658 : « in hardando aléas sive deanibulaloria que sunt cmcvu ciRCA.plateam puthei infra printani portam.»
fut un puits creusé à peu près vers le milieu de la cour, en inclinant du côté de la g*rande Chapelle*. Le 2 mai 1365, on en tirait la première eau' ; mais, bien (|u'il descendît très profondément dans le rocher, il fallut, (juatre ans après, l'approfondir encore, en taisant plusieurs g'aleries, pour atteindre une veine d'eau plus abondante; ^ La cour d'entrée du Palais fut alors appelée : Cou7' du puits neuf *.
On ne sait comment ce puits avait pu être décoré à l'orig-ine. Le cardinal délia Rovere ou du Roure, lég-at d'Avig*non, et plus tard pape sous le nom de Jules 11, l'avait orné d'une architrave portant, au milieu, les armes de son oncle le pape Sixte IV, et de chaque côté les siennes, sculptées sur marbre blanc, avec cette inscription g-ravée au-dessous* :
SIXTVS 1111 PONT. MAX.
Il y avait déjà un autre puils plus ancien, à côté et a g'auche de la porte d'entrée \ qui dut être abandonné comme insuffisant.
1. La place de ce puits est encore marquée sur le plan de Pompéany (1801).
2. 2 mal 1365, Eh., 656 : « Pru hauriendo aquam de puteo novo in plaiea palaiii. »
3. Juillet 1370 Eh., 658 : « Expeiua fada pro cavatione puthei novi priiiic platée palalii infra priinam portain. »
4. 6 Juin 1360, Eh., 657 : « platea putei novi que est infra priinain portam. >.
5. Manuscrit précité, Bibl. Chigi, G, VIll, n° 224 : « Quasi in inezzo al cortile vi è un pozzn fait» con limita indualria, et jatica, il quale si profonJa per molle hrnccia net viio délia pietra à rilrovare nel più cupo di essa l'acqua snrgente. Sopra l'architrave di questo vi anno d% bianco niarino inlagliate le presenti arme con lettere tali : SIXTVS IIII "ONT. MAX. »
6. 14 avril 1347, Eh., 638 : « Pro puteo quod est juxta portale majus intrando palatium a parte sinistra. »
Les textes indiquent dans cette cour un horloge [domus horolog'n) S qui existait en face de la porte d'entrée actuelle, sur les appartements particuliers du Pape, sans qu'on puisse préciser plus exactement sa place, ni en quoi son mécanisme consistait. Mais il ne s'ag-issait pas, comme on pourrait le croire, d'un simple cadran solaire, puisqu'il occupe une construction spéciale. En 1353, c'était le lecteur de la Bible aux repas du Pape qui était commis à la réparation de l'horlog'e ^
l.'acliè'venient des remparts d'Avlsmon
En outre des constructions du Palais, Urbain V compléta les remparts d'Avig'non sur deux points : depuis le portail des Peiriers ou Caniers, en face des allées de l'Oulle, jusqu'à la tour ronde dite de Langlade, à côté de la porte du Rhône, et depuis le Portalet, sur le port au bois, en face du débouché de la Durançole dans le Rhône, jusqu'au Rocher des Doms. On voyait autrefois les armes de ce Pape avec celles de la ville sur la tour carrée du port au bois, au détour de la Durançole, et sur la porte primitive de la Lig*ne. qui était en face de la rue de la Banasterie, et qui fut reconstruite sur son emplacement actuel, à la suite de l'inondation de 1755. Un contemporain, Aymericde Peyrac, sig-naie
1. 3 juillet 1353, Eh., 645 : a Pro expensis in domo horologii palatit domini nofstri ac reparando dictuin horologium. //
2. Eh.. 645, note 289" : « In n" 209, f. 114 b, lector Bibliœ dicitur réparasse horologium in gardarauba constituluin, »
l'achèvement des remparts (rAvig*non parmi les constructions de ce pontificat ', qui fut encore plus troublé que celui d'Innocent VI par les perpétuelles incursions des routiers. S'ils ne purent jamais rien entreprendre contre Avig-non, g'ràce aux fortifications puissantes du Palais et des remparts, on y vivait dans de continuelles alarmes, car tous les environs étaient ravag-és, et la ville, enrichie par la présence de la cour papale, était une trop riche proie pour ne pas attirer toutes ces compag-nies de pillards.
Premier abandon du Palais
Avec l'institution actuelle des armées permanentes, on a peine à concevoir ce qu'étaient des armées de mercenaires, tout d'un coup licenciées, promenant partout le vol, le meurtre et l'incendie, jusqu'à ce qu'un nouvel enrôlement pour quelque g'uerre lointaine en débarassàt le pays.
Depuis 1357, il n'y avait plus de sécurité autour d'Avig-non que par intermittences. De cette époque datent les fortifications dont les restes se voient encore dans les villes et vil lag'es du Gomtat Venaissin^ Mais, malg-ré les sommes énormes eng'louties dans ces constructions, et dans l'entretien continuel d'un nombre extraordinaire de g*ens d'armes, ceux