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dans les cortèges qui portent les offrandes aux prêtres de Pacht, la déesse à tête de lionne; d’Ammon, le Seigneur du trône des deux terres; de RA, le soleil, à tête d’épervier; d'Hathor, aux oreilles de vache; d’Osiris. dieu de la mort et de la résurrection; d’Isis coiffée d’un vautour et du disque lunaire; de Thoth à tête d’ibis; d’Anubis à tête de chacal. Tous ces dieux, et une foule d’autres encore, on les trouvera dans les armoires du musée égyptien du Louvre. Debout dans une attitude d’immobilité ou de marche, ou gravement assis, endormis ou attentifs, ils sont tous là, en formats minuscules, en figurines de bois, de bronze ou de céramique, qui pourraient tenir dans le creux de la main, dieux à têtes de faucons, d’éperviers, de chacals, d'hippopotames, de serpents, déesses a têtes de honnes et de panthères, toute la ménagerie surprenante des bêtes de proie, rapaces, félins, repti- ÉSMROUM ES YpreMA incarné ses dieux.
C'était aussi l’adoration de la vie, le désir de perpétuer indéfiniment l’existence, qui se manifestait dans cette
pre x Stèle dédiée au prince d’Ethiopie Setaou-an ar le adoration des ESpe- Scribe Peunesatoui — XIXe dynastie ñ
ces animales. Hérodote nous dit que les Egyptiens sont les premiers qui ont cru que l’âme de l'homme était immortelle, qu'à la mort du corps elle revêtait la forme d'un autre animal, qu'après avoir traversé toutes les espèces terrestres, elle revenait dans le corps d’un homme, et qu’elle parcourait le cercle de ces | transmigrations en 3000 ans. Les Egypliens se prosternent donc devant Anubis incarné sous la forme d’un chacal, ainsi que l’on voit un défuntsur un pectoral en terre émaillée, de même qu’on les verra adorant la déesse Nephthys, Sur la belle stèle dédiéetatpince d'Ethiopie Setaouan, par lescribe Peunesa-
taoul.
Perrot er Re a te LEE ER TE ST les objets de l'Egypte sont des matérialisations de ce désir de survie de l'Egypte. Ce peuple a vécu en songeant à la mort. Le court-cheminque parcourt un homme pour aller de son berceau à sa tombe. a été allongé indéfiniment par la rêverie inquiète et ambitieuse de l'au-delà, Toutes les pensées, tous les efforts ont été tendus vers ce but suprême, le sépulcre, qui ne marquait pas la fin. mais le recommencement éternel. L’être humain, en Egypte, dès qu'il a ouvert les yeux sur l'univers et qu'il a pris conscience de
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lui-même, ne songe plus qu'à une chose: devenir une belle momie, apprêtée, parée, pour le grand voyage de trois mille ans. La terre d'Egypte est perforée, creusée en tous sens, les hypogées et les caveaux se multiplient pour donner asile à tous les vivants et à tous les futurs vivants qui deviendront des morts. Le défunt de demain s'assure le même sort qui est le sort du défunt d'aujourd'hui. Il se veut vidé et embaumé, serré dans des bandelettes, enfermé dans une boîte qui reproduira la forme de son
Scarabée anépigraphe Scarabée da type dit «Scarabée du Cœur»
corps et les traits de son visage. Il aura auprès de lui les portraits des siens, son propre portrait, ses objets familiers, ses vêtements, ses bijoux, ses dieux à têtes d’oiseaux et de bêtes féroces. On aura soin de le munir d’aliments et de lui assurer des moissons futures par des fioles contenant des grains de blé. Le mort est ainsi suivi dans la nuit de la tombe par tout ce qui l’a occupé pendant sa vie sur la terre. Il ne lui manque rien, ni personne, ses proches, ses serviteurs, ni lui-même: le futur défunt sait aussi que sil peut payer des artistes et des scribes pour perpéluer sa mémoire dans la région obscure où il va descendre, les parois de sa chambre funéraire 'EPTOR ES son image
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