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Scarabées d'époque saïte
et les occupations de sa vie, alors qu'il gardait ses troupeaux,
qu'il chassait, pêchait,
les hommes. Il sait que son histoire sera écrite en un langage que devront seules déchiffrer les puissances divines qui gouvernent l’espace éclairé et le noir empire de la terre (il a fallu un Champollion pour projeter une lueur à travers ces ténèbres de l’écriture hiéroglyphique). Le défunt sait aussi qu'il
construisait, exerçait un métier parmi
Scarabée d'époque romaine portant les cartouches d’'Antonin le Pieux
sera entouré au creux de la terre où il reposera, par les scarabées
NO
sacrés, les mystérieuses bêtes 1mImobilisées, elles aussi, changées en pierre dure couleur de noisette, couleur d'olive, couleur de mousse, changées en verre, eñ terre émaillée, en améthyste,en émeraude, en grenat,couvertes
d'hiéroglyphes, per:
Pectoral en or avec pâte d’incrustation, provenant de la chapelle de
cées de trous pour Khamouas, fils de Ramsès I[ (XIXe dynastie) (Trouvaille du Sérapeum à Sakkarah)
être suspendues au | col, montées sur des anneaux pour servir de chatons de bagues et de cachets. Ces magnifiques scarabées de pierre dure étaient, pour les Egvpüens des symboles d’immortalité: Pinsecte lourd qui prend son vol au printemps apparaissait, comme l’image vivante de la résurrec-
Grand pectoral portant le cartouche de Ramsès II (Trouvaille du Sérapeum) ton. Il devenait
Lars AS FRERES WATER
lamulette pré- CIeuse qui préserve longtemps de la mort et qui assure la survie.
On plaçait le scarabée sur le cœur de la momie, et 1l devenait le «SCarabée, du cœur». [Is sont ainsi des milliers
et des milliers Pectoral en forme de faucon aux atles déployées. Or incrusté de pâtes >* de verre d'insectes au dos | bombé, aux yeux proéminents, qui se tiennent, ramassés sur eux-mêmes, à la place desséchée où battit le cœur des êtres disparus. On en a extrait sans cesse depuis que les tombes sont ouvertes, on en extrait encore, 1] semble qu’on en extraira sans cesse. Ils pullulent, ils se multiplient, ils | envahissent les armoires et les vitrines des musées, ils pourraient couvrir la terre du Nil s'ils étaient remis eniliberté, Mais quittons ces demeures se-
crètes où nous
avons interrompu Pectoral en?forme d'épervier à tête de bélier. Or incrusté de pâtes de verre
LH
le sommeil insensible’ des morts, remontons à la lumière, regardons briller les bijoux dont s’ornait la puissance des rois et la beauté des femmes. Le Louvre offre à notre vue des bijoux que Part d'aucun temps n’a dépassé en fine et solide construction, en
ornementation précise et délicate.
Sceau royal d'Horemheb (1er roi de la
er A Ïl en est d'ordinamtes sam
paré la poitrine, les oreilles, les doigts des humbles: 1ls n’en sont pas moins charmants, avec leurs scarabées minuscules, ou leurs cailloux bleus, verts, gris, montés sur un fil de métal. Il en est de splendides: le grand pectoral de Ramsès IT, en forme de naos, qui réunit le vautour et l’urœus dominés par l’épervier aux ailes éployées, tenant dans ses serres le sceau, emblème d’éternité: le pectoral de Khamouas, fils de Ramsés IT, où Isis et Nephthys soutiennent un énorme scarabée; un autre pectoral, de même provenance, d’un simplicité délicieuse, un faucon aux ailes déployées qui semble vraiment apparaître dans l’air au momentoù l'oiseau se tient en équilibre, immobile, ou avec un imperceptible balancement, lorsqu'il plane au-dessus d’une proie; un autre, toujours du fils de Ramsès IL, en or, incrusté de pâte de verre comme le précédent, est un épervier à tête de bélier. L’épervier symbolise Horus, le soleil levant, ou soleil diurne, et la tête de bélier, le soleil nocturne, c’est-à-dire le soleil qu’on ne voit pas, le soleil parcourant sur une barque les régions de lhémisphère infé-
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rieure. Îcisencore; l’oiseat sacré tient.dans, MORT
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