‹ Le palais du Louvre; architecture -- mobilier -- objetsChapitre 15 sur 57 · L TU · texte numérisé non relu

L TU

tee

ses serres le sceau, emblème de reproduction et d’éternité:

'itrines de vases. — I:poques indéterminées

cet épervier est à la fois irréprochable de forme véridique el delicieux de forme ornementale, par la disposition voulue de

Deal ses ailes, de sa queue. de sa tête et de ses pattes.

Puis, la patère en or, coupe à fond plat, “don née par Touthmosis IT à son général Thoutii, ornée de poissons enfermés dans un cercle de fleurs de lotus: le sceau royal d’Horemseb, formé d’un anneau et d’un chaton quadrangulaire en or. La quadruple gravure de ce chaton, cartouche du roi Horus, lion en marche, scorpion et crocodile, est véritablement admirable. Et voici un bijou aussi admirable, ou davantage encore, la bague en Or sure chaton de laquelle sont sculp- HÉSINENLX chevaux en marche,

deux che-

Bouteille en terre cuite (Moyen empire)

Vaux que M. de Rougé croit les chevaux de Ramsès IE consacrés par ce prince au soleil, en souvenir des services qu’ils lui avaient rendus pendant sa grande campagne contre les Khetas. Ces chevaux galopent sur le chaton de cette bague avec la même am-

pleur, la même force que les

chevaux grecs au long de la Bouteille en terre cuite (Moyen empire)

frise du Parthénon. Ils ont été vus par l'artiste égyptien comme par l’artiste grec avec la beauté de leurs mouvements vivants, avec leur grâce robuste, et c’est une preuve de compréhension parfaite et de goût raffiné que de les avoir représentés à l’une des extrémités du chaton de la bague, avant devant eux un champ à parcourir qui rend leur galop plus sensible.

Mais la force de sculpture de l'Egypte ne se révèle-t-elle pas sans cesse: dans les colonnettes de ses petits monuments, aux chapitaux en forme de lotus, colonnettes de pierre sculptée ou de-bois incrusté de pâte de verre; dans les vases de ses potiers, aux panses larges ou aux galbes effilés, aux ooulots et aux ouvertures retombant en rebords, ou clos par un couvercle ; dans ses bouteilles à formes humaines, femmes debout, -les jambes rapprochées, les bras collés au COTPS, ou assises sur leurs talons; dans ses figurines comme nous en avons déjà vues en étudiant les monuments de la sculpture, figurines en bois, en métal, en terre cuite, en pierre, de Pécole memphite, des écoles thébaines, des écoles saïtes; dans ses

Statue d’un nommé Piaaï, fonctionnaire thébain de la XIXe dynastie

représentations d'animaux, depuis les insectes et les reptiles

Masques

Masques de momies — (1) Époque romaine — (2) Ipoque thébaine XXe dynasty

ANdIMNVHIO 30 ANINLIA

jusqu'aux délicieuses chattes au poil ras, en bronze noir ou en faïence bleue, jusqu'aux lionnes redoutables et aux bœufs stupides et placides. Les petits chefs-d'œuvre faits pour les temples, les logis et les tombes, ont la même grandeur, le même style, en leur format maniable, que les colosses immobiles, à demi enfouis dans le sable, la face rongée, les veux vides ouverts sur le mystère

inlint del uni

MersSReteden’A mort.

Faspermture égyptienne, ou plutôt l’enluminure sans perspective et sans modelé des 1innombrables figures el scènes gravées aux murail-

les des hypogées, des tombeaux et

JUSQU AU Creux

Portraits sur bois trouvés en Egypte

des sarcophages enfouis dans la nuit de la terre, reproduit avec un détail infini les scènes de l'existence des rois puissants et des défunts ordinaires, les batailles et les chasses, les défilés de captifs et les captures d'animaux, les constructions des pyramides, des fortifications et des temples, les offrandes aux divinités, les pêches, les moissons, les incidents journaliers de l'existence, tout ce qui fait revivre aujourd’hui sous nos yeux l'humanité qui est l’aïeule de la nôtre, celle qui était déjà en possession, il y a des milliers d'années, de la science de l'observation et du génie de l'exécution.

Ge

La peinture est aussi employée au coloriage des boîtes à momies, et se révèle alors comme un des arts industriels exercés par l'Egypte avec une inlassable monotonie. Ces innombrables boîtes funèbres extraites du sol de l'Egypte, si elles étaient réunies, donneraient l'impression d’une foule aux traits et aux corps semblables, dont chaque unité semble façonnée et coloriée avec l'habitude de l'indifférence.

En dehors des admirables bas-reliefs où revit un Séti I ou un Ramsès IT, on ne voit quelques essais de portraits peints que sur certains masques de momies exécutés avec un souci visible de la vérité physionomique, et sur certains panneaux où des différences Caractéristiques de visages sont naïvement et fortement

indiquées.

Champollion le jeune, portrait peint en 1831 par Léon Coignet

ASIE ANTIQUE

Page 1