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rosaces, de fleurs, de vases, de lampes suspendues, remplacent les briques tartares. Sur les plaques de décorations murales. Varabesque perpétuelle est remplacée par des scènes où des lemmes apparaissent parmi des arbres chargés de feuilles et de fleurs comme il yena sur les vases, les broderies, les estampes de l’Extrême-Orient.
On voit au Louvre un panneau de ce genre provenant du Chehel-Situm, le pavillon des Quarante-Colonnes, d’Ispahan.. Une femme agenouillée tient des tablettes et trempe un pinceau dans IH Sodet, deux
autres regardent
Vase en cuivre incrusté d'argent, dit Vase Barberini
une miniature,
une quatrième apporte un vase précieux. lRestedrfficrléndennre pas être hanté par le souvenir de l'Inde et de la Chine devant cette composition, illustration possible des Mille et une nuits, faite sous le règne de Shah-Abbas le Grand, qui avait confié à des artis-
tes chinois la manutention des produits céramiques.
C’est l’époque où triomphe l'émail rendu brillant et pur par son application sur un enduit siliceux. On retrouve la même influence chinoise sur les pots en faïence aux
Verre émaillé — Art arabe (XIVE siècle)
Grand bassin en cuivre incrusté d'argent, dit Baptistère de St. Louis — Art arabe, fin du (XIIIe siècle)
décors lustrés, aux surfaces amplement et grassement garnies d’ornements et de personnages.
Les Arabes nomades n’ont pas laissé, naturellement, de monuments arüstiques, et les objets d’art antérieurs au X° siècle sont rares. Il y a au Louvre une buire en cristal de roche qui à fait partie de l’ancien trésor de Saint-Denis, et qui est restée belle, en dehors de tout travail de taille et d’ornementation, à la façon d’une pierre précieuse extraite de sa gangue. Au XIIT° et au XIV® siècles, sous l'influence de la civilisation copte, les verres émaillés sont nombreux. Les Arabes ont bâti des mosquées, qu'il leur faut éclairer par des lampes, analogues à celles qui ‘brûlent jour et nuit
dans les chœurs et dans certaines chapelles des églises catho- HOUSE ONCE Mansourah, à Fostat, des centres de fabricaon pour ces lampes, où des inscriptions et des ornementations d’'émaux colorés sont
serties par un fond d’or.
On inscrit autour du
Boîte d'ivoire au nom d'un Lampe de mosquée — Verre calife de Cordoue, datée de 967 col 1€ Allah est la lu- émaillé — Art arabe (XIVe siècle)
RRRRT EE HOT NUCSACLOUEE so. ï ke et de la terre.
Cette lumière ressemble à une
flamme placée dans un cristal, parelile à une étoile brillante.»
On inscrit sur la panse la dédicace de Ia lampe, la date de sa consécration, la signature du verrier.
Six anses servent à passer les chaînettes ou les cor-
Plat en faïence lustrée et décor bleu — Art hispano-moresque (XVe siècle) dons de soie par
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lesquelles la lampe sera suspendue au plafond de la mosquée. Des médaillons entourent les anses, et un autre médaillon, dessiné sur le col, montre les armes du Sultan ou de l’'Emir: c’est ainsi que sur une lampe de mosquée qui est au Louvre est dessiné un petit cimeterre. Il faut la lumière dans ces vases précieux pour faire jouer les colorations blanches, bleues, rouges et vertes, de leurs émaux délicats, pour rendre visibles le tracé des arabesques, le semis des fleurettes, la richesse des feuillages.
[ y a aussi des lampes de mosquées en bronze, et dans cet art du métal, les Arabes ont façonné des miroirs, des vases de cuivre martelés et repoussés, parfois incrustés d’argent, comme le grand bassin dit baptistère de Saint-Louis, qui a fait partie de l’ancien Trésor de la Basilique de Saint-Denis. Sur la surface des bassins de ce genre, piquée et creusée, les lettres et les rinceaux sont lisses et polis, comme sur les plaques de mosquées, aux inscriptions faites de lettres enlacées.
Buire en.cristal de roche — Art arabe du Xe siècle
OR RSR imnené
Bas-relief du Panjab (Vallée de l’'Indus) — Sculptures hindoues influencées par l’art grec