EXTRÈME- ORIENT
INDEMANOHINEESETAPON
PA pieds des Monts Himalaya, dans le bassin de l’Indus, la configuration géographique ouvre la région du Panjab aux invasions et aux influences. Les Grecs y vinrent en voyageurs et en propagateurs de leur art, avant d'y venir en conquérants avec les Macédoniens d'Alexandre, comme y vinrent les Perses, les Arabes et les Turcs. Il y a des colonnes à chapiteaux grecs, doriens, corinthiens, ioniens, dans les temples de Caboul, de Kachmir et de Taxila. Sous les ruines des villes fondées par les Grecs d'Alexandre, on a trouvé des monnaies, des objets, des sculptures du style gréco-bactrien, ou gréco-bouddhique. La collection la plus complète de ces trouvailles est au musée de Lahore, mais le Louvre possède une vitrine où l’on peut étudier le mélange singulier de lindou et du grec. Malgré l'opinion admise que l’art hellénique détruit 1c1 l’art indigène, il est impossible de ne pas constater la persistance des formes et des expressions bouddhiques. Ce que les Grecs ont appris aux artistes des vallées de PIndus, c’est une science des proportions, une vérité et une souplesse des attitudes,
Bas-relief du Panjab (vallée de l’'Indus) — Sculptures gréco-bouddhiques
qui ne peuvent pas être dénoncées comme destructrices d’une originalité locale. C’est l’affranchissement et non l'esclavage que l'influence grecque aurait pu apporter à des artistes dignes de la comprendre et capable de se lassimiler. |
La Chine est le pays de la porcelaine. L’imagination européenne a longtemps vu les paysages du Céleste-Empire dominés par des tours et des temples vernissés et décorés, pareils à des vases à compartiments et à toitures, et même les personnages qui habitent dans ces | décors chimériques, parmi les dragons grimacanis, - verts et rouges, semblaient des statuettes façconnées et décorées par la main du poüer. Cette Chine
en porcelaine est
restée longtemps
vivante, Chine Sculptures gréco-bouddhiques — Région du Panjab