ALLEMAGNE ET EN FLANDRE
Un des plus anciens bronzes de l'Italie, qui ne peut
faire prévoir lélégance raffi-
née de la Renaissance, mais qui me semble annoncer la force vivante des œuvres du
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Miroir de Marie de Médicis. Art de Venise (vers 1600)
enfantines. Le
ménageries
cavalier, Coifé d'un heaume conique, le côté gauche abrité d'un long bouclier, la main droite tenant une lance paveille à un lourd bâton. ressemble à un guignol à cheval.
Du XV*
blira
XIE siècle sautons au
siècle, un lien s'éta-
entre le chevalier
normand caricatural. et Ia
sialue équestre de Gon-
zague, marquis de Mantoue, attribuée à
Sperandio, et
NE
equestre où lon a reconnu, d’après
siècle, est une pauvre statuette
les monnaies de Roger de Sicile, un
chef de la conquête normande en
Italie. L'homme et le cheval sont de
la même disproportion cocasse, la lêle énorme, le corps gringalet. Le
cheval pourrait figurer parmi les ani-
maux de bois grossièrement taillés des
Liais Francesto Gonzaga, marquis de Mantoue. statue équestre attribuée à Sperandio (XVe siècles
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nous ne pourrons nous empêcher de DÉDSCMEUAl A FD IILSsance farouche du Gattemalata et du Colleone. Mais le XV® siècle a des œuvres nombreuses au Louvre. Une Vierge de l'Italie du Nord uma Christ en Croix, un Jean- Baptiste enfant, de l’école florentine, représentent le senüment religieux naturiste de l'Italie à la veille de la Re-
Saint Jean-Baptiste, bronze naissance. Le Jean- Arion, bronze d’Andrea Riccio — de Donatello (XVe siècle) Baptiste de Don:- (XVe siècle) tello est le plus bel exemplaire de cet amour acharné de la réalité. Avec ses longs cheveux emmêlés, sa barbe en désordre, son corps maigre et sec, émacié par le jeûne et brûlé par le soleil du désert, son geste expressif, ses yeux ardents, Jean-Baptiste est à la fois un vagabond, un innocent et un illuminé. C’est la représentation du vrai, et c’est en même temps la compréhension profonde d’un sujet. Ce pauvre hère est un prophète.
Au même temps, l’antiquité antique se révèle par la Vénus pudique, de Padoue, le Faune jouant de la flûte, de Florence, l'Angerone, déesse du silence, l'Amour pleurant, de latelier d’Andrea del Verocchio, la Vénus et le Satyre de Riccio. Celui-ci
Médailles de Pisanello (Padoue, XV+ siècle)
FD 1. Sf. Jérome, Ecole de Donatello (XV siècle) — 2. Combat de dieux marins. Ecole de Padoue ‘fin du XVe siècle) — 3. Le Christ mort soutenu par des anges. Ecole de Padoue (XVe siècle) — 4. Méléagre, par Melioli. Itatie du nord (XVe siècle) — 5. Allégorie de la Fontaine des sciences par Leone Leonie d'Arezzo
pourtant, tout en se servant des figures et des objets de l’Antiquité, ajoute à ses sujets un curieux etgrimaçant pittoresque, que lon peut surtout constater dans sa statuette d’Arion cuirassé, chaussé de brodequins à mascarons, et qui chante en s'accompagnant
sur une Ivre, ornée de coquillages. La Baigneuse. Bronze
de nn de Bologne 1 j XVIe siècl Puis, c’est le David ( siècle)
que l’on a été tenté d'attribuer à Michelle Loan do Ange, comme une étude faite pour le
Bologne (XVe siècle) : ET orand bronze disparu, mais où l’on ne retrouve pas les formes allongées et la violence nerveuse du maître de Florence. Puis, les sculpteurs de médailles et de plaquettes, l’admirable Pisano, son émule Matteo de Pasti, les médailleurs de l’école de Padoue qui ont vraiment créé un art des reliefs et des
plans. C’est la grande époque des bronzes italiens, non seulement
pour l’art de la statuaire, de la médaille et de la plaquette, mais pour
l’invention et la décoration des objets, flambeaux, coffrets, trépieds, assiettes, plats, mortiers, fontaines, lampes, pour la perfection du travail d’orfévrerie, des bijoux, reliquaires, baisers de paix, pommeaux d’épées, pièces de harnachement. L’ivoire est splendidement employé pour des troussequins et des arçons de selle. Les
pièces de céramique sont de décors hardis, violemment colorés, | 15
Enr ee
Bijoux — Art italien du XVIe siècle
Keliquaire (Espagne, XVIe siècle) — Ste Catherine. Bois (Allemagne, XVIe siècle) Reliquaires (Flandre et Italie, "XVe siècle)
des bleus, des orangés, parfois inharmoniques, à V ECHO d’arabesques où l’on retrouve souvent le sens des décorations antiques, comme dans telle pièce sortie des ateliers de Faenza et de Caffagiolo. Notre collection possède des coupes à support à la
Ablarello Pot de l'atelier des della Robbia Albarello (Sienne XVe siècle) (fin du XVe siècle) (Faenza, XVe siècle)
Plats d'Urbino (XVIe et XVIIe siècles)
Faïences italiennes — Ateliers de Cafjagiolo, Toscane, XVIe siècle
manière étrusque : des pots de l'atelier des della Robbia, où les ornements, les palmettes, les cannelures rapellent également les poteries de Cervetri; des plats dont la bordure encadre un portrait ou une
Coupe portée par trois lions Va + Plat : le Jeu du tarot Faïences décorées en graffitte (art italien du XVe siècle)
stècle) Faïence
Verres de Venise (XVIE siècle)