‹ Le palais du Luxembourg, origine et descriptionChapitre 40 sur 84 · L'HOTEL DU PETIT LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

L'HOTEL DU PETIT LUXEMBOURG

maître qui sait tout faire, qui peut tout faire et qui veut tout faire ^ » G*est au Petit-Luxembourg que les consuls prirent quelques mesures d une haute importance , entre autres : la révocation de la loi des otages, Félargissemenl des prêtres détenus, celui des naufragés de Calais, et enfin rédigèrent la Constitution de Tan VIII. Cet acte qui a précédé rétablissement du gouvernement impérial, fut arrêté dans la nuit du 21 au 22 frimaire (13 décembre 1799), et promulgué le 24 du même mois; ce jour-là même, les trois consuls, assistés de Siéyès et de Roger-Ducos, consuls sortants, s'assemblèrent au Petit-Luxembourg pour procéder à l'organisation du Sénat, dont la première séance devait avoir lieu le lendemain.

C'est dans ce même hôtel, et dans le cabinet actuel de \L le chancelier Pasquier, que Bonaparte , à son retour de sa première campagne d'Italie, vit pour la première fois MM. Percier et Fontaine ; ils lui furent présentés par le célèbre peintre David, celui-là même qui, peu d'années avant, avait été détenu comme terroriste au Luxembourg, et qui accepta depuis le titre de baron sous l'empire. Ces deux architectes dont le sort se trouva, dès ce moment, lié à la fortune du jeune général et qui ont conservé sa confiance jusqu'à sa chute, ont eux-mêmes acquis dans les arts une célébrité européenne, que leur garantissait d'avance l'estime de Napoléon.

Peu de temps après la constitution définitive du gouvernement consulaire, Bonaparte, accompagné de ses deux nouveaux collègues Lebrun et Cambacérès, quitta l'hôtel du Petit-Luxembourg pour se rendre au palais des Tuileries où il avait précédemment ordonné les travaux et les dispositions nécessaires à son installation et à celle de ses collègues. Cette cérémonie, qu'il prit soin de rendre pom-

I Thiers» Histoire du Consulat et de TlCmpire, tome I, pages 23 et 24.

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