LE TRICLINIUM DE L'AUGUSTÉOS
officier du palais chargé de l'accompagner l. Il y avait donc là des bureaux pour certains officiers du palais.
Revenons dans les galeries de Dapliné. Les citations précédemment faites ont appris que de Dapliné (n° 44), l'empereur entrait dans le triclinium de l'Augustéos (n°48), qui faisait partie du palais de Dapliné2.
Le palais de Dapliné, to -rcaXaTiov r/jç Aàcpv/jç8, se composait du triclinium de l'Augustéos, o xptxXivoç tou AùyouaTÉw?4, du salon octogone (n° 50), to ôxTaycovov xouëouxXefov 5, et d'un coiton (n° 51) qui était appelé indifféremment coiton de Dapliné et coiton de l'Augustéos, ô. xoitiûv tt]ç Aàcpvvjç, ô xo(xwv tou Aùyouaxécoç 6.
Le palais de Dapliné avait été bâti par Constantin, et composait avec la première partie du palais à laquelle nous avons donné le nom de Clialcé, l'ensemble du palais impérial que ce prince avait construit. C'est au palais de Dapliné qu'il faut appliquer ce passage de la Chronique pascale : « Près de l'Hippodrome, Constantin fit un grand palais m et un chemin (pour aller) de ce palais au Cathisma du Cirque7. »
Une foule de passages du livre des Cérémonies constatent que les pièces de ce palais existaient à la suite les unes des autres, telles qu'elles sont disposées dans notre plan. Ainsi l'empereur, en arrivant à l'Onopodion (n° 36), « entre dans le triclinium de
» l'Augustéos ensuite il entre avec les officiers du palais dans le salon octogone....
» où il dépose sa couronne et sa chlarnyde; puis il entre dans le coiton de Dapliné, où » il revêt le dibétésion et les tuniques bordées d'or 8. » En revenant de Saint-Etienne (n° 54), la première pièce dans laquelle entre l'empereur est le coiton de Dapliné. « Ayant » prié à Saint-Etienne, il revient dans le coiton de Dapliné (pour y attendre que le moment » d'aller à Sainte-Sophie soit venu); à l'instant où il passe dans le salon octogone, le » Préposé dit à haute voix : Les valets de chambre! Ceux-ci entrent et revêtent l'empereur
» de riches chlamydes ; ensuite ils sortent. Alors le Préposé couronne l'empereur Etant
» couronné, l'empereur s'avance à travers le triclinium de l'Augustéos et sort dans
» l'Onopodion 9. »
Suidas rapporte que « Constantin avait placé dans le lieu découvert de Dapliné, etç to àaxsuèç T?jç Aàcpvvjç , une statue de sa mère , et c'est de là qu'il appela ce lieu Augustéos 10 » . Mais le livre des Cérémonies nous apprend que ce fut le triclinium du palais de Dapliné
1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. lvii, p. 273.
1 De cer. mil. Byz., lib. I, cap. i, p. 8; cap. xxxn, p. 174 et passiui.
* De cer. mil. Byz., lib. I, cap. i, p. 7 et passim. 4 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. xv, p. 584.
* De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i, p. 7 et 21.
* De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i et x, p. 21 et 73. ' Chronicon Pascliale; Paris., p. 284; Bon., p. 527.
8 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i et xxm, p. 21, 136 et passim.
* De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i, p. 9.
,0 Ap. Du Cange, Consl. Christ., lib. II, § 4, p. 122.
qui prit le nom d'Augustéos, et que la terrasse ou les galeries de ce palais recevaient le nom de galeries de l'Augustéos, et plus fréquemment celui de Dapliné tout court.
Le triclinium de l'Augustéos avait mie seconde entrée sur la cour de l'Onopodion. Le portique qui s'élevait sur cette cour (n° 49) portait le nom de portique de la Maind'or, et le dessous celui de Sténon ou de Sténacion.
En allant à Sainte-Sophie, l'empereur, après avoir revêtu son costume dans le salon
octogone, « traverse le triclinium de l'Augustéos s'arrête un instant dans la Main-
» d'or, c'est-à-dire dans le portique de l'Augustéos, dç ttjv '/pu^v Xeïpa, fflouv e!ç tov » TtdpTYjxa tou AOyouGTÉtoç, en dehors des grandes portes puis il sort dans l'Onopodion1» .
Dans une autre circonstance, l'empereur « traverse l'Augustéos, et ensuite il passe » par le Sténon de la Main-d'or, odpyivxi Stà toO 2t£voû r/jç xpuavjç Xsipdç, et sort dans » l'Onopos2 » .
L'empereur, revenant de Sainte- Sophie par la Chalcé, les salles des gardes et le Consistorion (n° 32), est reçu dans l'Onopodion par le maître des cérémonies et les Silentiaires qui l'acclament. « Les patrices qui sont dans le Sténon l'acclament égale- » ment. Traversant l'Augustéos, l'empereur entre dans le palais3. »
Le salon octogone, qui dépendait du palais de Daphné et se trouvait en avant du temple de Saint-Etienne (n° 54), tco oVrt ev tw rac^atÉco tyjç AàcpvTqç, r,youv irpo toû vaoîi tou 'Aylou 2x£<pàvou 4, ne doit pas être confondu avec un édifice qu'on appelait aussi l'Octogone, to Oxxàycovov , et qui s'élevait sur le Forum entre le palais royal et le Sénat. Cet édifice, brûlé sous Justinien pendant la sédition des Victoriats, fut incendié de nouveau et entièrement détruit par Léon l'Isaurien 741)5.
On a vu que c'était dans le salon octogone que l'empereur, dans les jours de fête, revêtait le costume impérial et la couronne lorsqu'il devait sortir du palais par le Consistorion et la Chalcé ; il les quittait aussi dans cette salle à son retour au palais. Le coiton lui servait de lieu de repos; c'est dans cette chambre particulière qu'il prenait son costume ordinaire après avoir déposé la chlamyde impériale et la couronne dans le salon octogone.
l'église saint-Etienne et le péripatos du palais.
L'église Saint-Etienne (n° 54), Nad? ouEOxr^ptoç toû 'Atyfou 2x£<pàvou, b "Ayioç Irlcpavoç6,
1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap.^i, p. 9, et cap. xxxix, p. 197 et passim. 1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxx et xxxv, p. 163 et 181.
5 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxn, p. 127; lib. I, cap. i, § 14, p. 20; cap. xxm, p. 126. ^ De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i, p. 7.
6 Theophan. Chronogr., ad'an. 467; Paris., p. 101 — Anonym., Antiquil. Constant., ap. Banduri, Imp. Orient., lib. I, p. 12. — Cedreni Compend. hist.; Paris., p. 369; Bon., p. 647.
6 Theophan. Chronorjraplùa , ad an. 761; Paris., p. 687; Bon., p. 374. — De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxxv, p. 183, et cap. xxm, p. 129.