‹ Le Palais Impérial de Constantinople et ses abords, Sainte-Sophie, le Forum Augustéon et l'Hippodrome, tels qu'ils existaient au dixième siècleChapitre 67 sur 96 · LES GALERIES DU TRICONQUE · texte numérisé non relu

LES GALERIES DU TRICONQUE

» forme exactement semblable à celle de la partie supérieure; dix-neuf colonnes sup- » portent la voûte ; il a un péripatos en pierre titrée. Près de ce péripatos , mais plus /) à l'intérieur et plus au levant, l'architecte a élevé un Tétraséron, TeTpàcepov, qui est m lui-même partagé en trois absides, xptal xoy/atç, sur le modèle du Triconque qu'il » supporte; mais il a dessiné l'une vers le levant, et les deux autres, l'une vers le » couchant et l'autre vers le midi. La partie du nord, supportée par deux colonnes de » marbre rouge moucheté, renferme le Mystère, to Mutrc^ptov , nom donné à ce côté » parce qu'il résonne comme une caverne et qu'il renvoie nettement le son aux oreilles » qui écoutent, et si quelqu'un, s'approchant du mur de l'abside qui est au levant ou » même au couchant, dit comme à soi-même quelques mots à voix basse, une autre ') personne, placée au côté diamétralement opposé, qui approcherait son oreille du mur, » entendrait parfaitement la voix qui par le dans le Mystère. Telle est la merveille que h ce lieu nous présente » On a vu plus haut que du Sigma inférieur on pouvait aller dans la Thermastra en traversant la Phiale.

LES GALERIES DU TRICONQUE ET LES PIECES ADJACENTES, LA PORTE DU TRÉSOR DITE MONOTHYROS, LES DEGRES DU LAUSIACOS.

En sortant du Triconque par son abside septentrionale et par son abside méridionale, on entrait dans les galeries du Triconque, xà StaÇaxixà toD Tpr/.oy/o'j. La branche principale (n° 74, A), dirigée vers l'est, conduisait au triclinium Lausiacos (n° 92). Ceci résulte d'un grand nombre de passages du livre des Cérémonies. Le patriarche devant être reçu nar l'empereur dans le Chrysotriclinium (n° 95) <r entre au palais par l'Ab- » side (n° GO) , et , traversant les galeries du Triconque (n° 74) , il entre par la porte ') à un battant du Trésor privé, oià tou (jiovoOupou tou doixou (n° 75) , et descend les » degrés, xà (3a<7(jio\a ; quand il va descendre les marches du Lausiacos (n° 76), tous » les Cubiculaires le reçoivent, et, après avoir traversé par le milieu du Lausiacos, <> ils l'introduisent dans le Tripéton (n° 94) 2 — »

L'empereur, revenant de Saint-Etienne (n° 54), a traversé l'Abside et le Triconque; ensuite, accompagné de son cortège, « il passe par la porte Monothyros, qui est vers » le Trésor privé, Stà tou [/.ovoOupou tou èm tov eicixo'v, et descend les degrés du Lau- » siacos 3 »

Les galeries du Triconque, la porte dite Monothyros, c'est-à-dire à un seul battant,

1 Anonym., De Thcophilo, ap. Script, post Theoph., lib. III, § -42; Paris., p. 87; Ron., p. 140. J De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xiv, p. 01. 3 De cer. aul. Bjz., lib. I, cap. xxxn, p. 174.

qui se trouvait au bout de ces galeries, et l'escalier par où l'on descendait au Lausiacos, sont donc justifiés.

A gauche de la galerie orientale du Triconque, nous avons placé l'ancien Trésor privé et les bureaux (n° 77, A et R), et à droite les cuisines et les autres pièces nécessaires au service du palais (n° 78). Ces localités sont indiquées dans la consigne prescrite pour l'ouverture, chaque matin, des différentes parties du Palais-sacré. Le grand-hétaire l, le portier, les liétaires et les diétaires de semaine, après avoir ouvert la porte qui conduit de l'HoroIogion dans le Lausiacos (nos 94 et 92) , puis celles du triclinium de Justinien et des Scyla (nos 109 et 110), « reviennent alors, et le grand-liétaire » entre et s'assoit dans le Lausiacos , devant la porte de bronze qui conduit aux

» cuisines Deux diétaires s'en vont avec le Maglabite ouvrir les bureaux, xol occtt,-

» x.p7)Teîa, et la porte qui conduit au trésor privé. » Quelques moments après, lorsque l'empereur est sorti de sa chambre à coucher, qu'il est entré dans le Chrysotriclinium et s'est assis sur le siège d'or qui est dans l'abside orientale (nos 104 et 93, E) , il demande le Logothète. <c Aussitôt le concierge sort dans le Lausiacos et donne l'ordre » à l'introducteur d'aller chercher et d'introduire le Logothète. L'introducteur s'en va » dans les bureaux et amène le Logothète, qu'il précède2. » On voit, par ces citations, que les cuisines, de même que les bureaux, touchaient au triclinium Lausiacos Nous avons placé les cuisines au midi des galeries du Triconque, parce que, de là, elles pouvaient servir tout à la fois et la salle à manger qui existait au rez-de-chaussée du triclinium Gamilas (n° 85), et les repas qui se faisaient, dans les jours de cérémonie, dans le Lausiacos et même dans le Chrysotriclinium.

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