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LE FRAPPEMENT DU ROCHER

Gravé par Duclos et Dambrun

(Tableau de l’ancienne Galerie du Palais - Royal )

a cette époque. Ce qu'ils en disent se rapporte surtout à ce qu’on en voyait vers l’année 1752, c’est-à-dire au moment où le petit-fils du Régent chargea l’architecte Contant d’Ivry d’une réfection qui devint presque générale. Quand ils parlent de la décoration des galeries, de la division ou de la destination des chambres et cabinets, de l’ordre dans lequel étaient disposés les tableaux, etc., c’est à cette date seulement qu’ils se placent et non avant. Pour ce qui concerne l’époque où vivait le Régent, il n’existe point de documents précis, à part les pièces d’archives inédites signalées dans le présent livre. Des nombreux plans qu’on trouve à la Bibliothèque nationale dans les deux volumes de la Topographie de la France qui ont trait au Palais- Royal, pas un ne semble pouvoir être rattaché à la période s’étendant de l’année 1700 à 1730. Un seul comble celte inexplicable lacune, c’est celui qui figure en tête du gros in-folio, daté de 1751, que possède la Bibliothèque nationale, et qui a pour litre : Plans

T. I. LE PALAIS- ROYAL

des Bâtimens du Palais-Royal et des logements des officiers ». Il permet de se rendre compte des changements apportés au palais depuis la mort de Monsieur, et nous pouvons, grâce à lui, nous reconnaître dans le dédale des appartements, tels qu’ils étaient alors.

L’escalier principal était toujours, comme au temps de Richelieu, dans l'angle' gauche de la deuxième cour. Après l’avoir gravi jusqu’au premier étage,

hre donnant sur la cour de la Bouche, la galerie des Illustres, qui n’en était séparée que par la Chambre des Poussins et qu’on avait diminuée de moitié, puis l’ancienne chapelle de Richelieu, transformée en cabinet, près duquel s’amorçait la galerie construite par Mansart, aboutissant sur la rue Richelieu. C’est dans cette galerie, divisée en plusieurs salons, que le duc d’Orléans avait placé sa collection de tableaux. C’est là également qu’étaient sa bibliothèque et son cabinet de travail. Au bout de la galerie de Mansart, il y avait le beau salon décoré par Oppenordt, que le Régent fit refaire deux fois en quelques années, et pour lequel il dépensa des sommes énormes. Puis, à droite du Salon d’Oppenordt, le bâtiment se prolongeait par une galerie en retour, qui longeait la rue Richelieu et^ qu’on nommait la Galerie d'Enée. L’appartement de la duchesse d’Orléans, qui a été décrit plus haut, se trouvait, comme on sait, au rez-de-chaussée de celle-ci.

On pourrait, sans trop de difficultés, reconstituer à peu près, à l’aide de Y Inventaire de 1728, la physionomie de ces appartements, et en évoquer la somptueuse image. Les beaux meubles de Crescent, ornés de figures de bronze, ont remplacé presque partout les cabinets un peu tristes de Boudle, dont les

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