Vatout, Le Palais- Rayai, p. uy
la partie contiguë à ce pavillon1. 11 n’y eut plus que ce qui avait été les grands appartements du Palais- Royal qui resta encore inoccupé.
Les meubles mêmes, ces beaux meubles qui emplissaient les galeries du Palais depuis tant d’années, chefs-d’œuvre de l’ébénisterie française, les bibelots de prix, les tapisseries, l’orfèvrerie, ces mille objets précieux qui constituaient
le luxe de la demeure princière, discrets témoins des intimités de l’existence, tout cela avait été saisi, brutalisé, mis à l’encan quelque temps avant l’exécution du duc d’Orléans. La vente eut lieu du a5 juillet au 4 septembre 1793, dans les salons du premier étage du Palais- Royal, par le ministère de l’huissier-priseur Jaluzot. Elle produisit la somme de 665,71 5 francs, décomposée de la façon suivante, d’après le procès-verbal inédit qui est aux Archives2 :
i° Vente des effets garnissant la maison de la rue Saint-Dominique au ci-devant couvent de Belle Chasse, suivant le procès-verbal du i5 juillet 1793, 41.747 francs.
2" Celle des ell’cts de la maison de Monceaux, suivant le procès-verbal du 8 aoust 1793, 1 G , 2 5 6 francs.
3° Vente des effets de Paris, suivant le procès verbal du 12 aoust 1793, 44i,4o9fr.
4° Celle des effets rapportés du Raincy, suivant le procès-verbal du 4 septembre 1793, 161,991 francs.
5° Celle des effets vendus au citoyen Rivet, 4,3 1 3 francs.
La dépense occasionnée par la vente monta au chiffre de 41.898 francs. Il fallut faire venir du Raincy et de Monceaux les meubles qui s’y trouvaient et les objets qui n’avaient point été vendus sur place (i,5oo francs de charroi au citoyen Toussaint, plus 962 francs et encore 768 francs au citoyen Gilbert, pour la même besogne). La maison de Rellechasse, rue Saint-Dominique, dont la duchesse d’Orléans avait fait une sorte de retraite, 011 elle aimait à séjourner de temps à autre, et qui était spécialement affectée à l’éducation de ses enfants, ne contenait pas un mobilier très luxueux, sauf celui de la princesse, mais des livres en quantité, son cabinet d’histoire naturelle, l’appareil pédagogique en usage alors. O11 fil venir le tout au Palais- Royal. Le libraire Lejay fut chargé du classement de la bibliothèque; le garde-meuble Louis et le tapissier Gilbert firent le transport et procédèrent à l’aménagement nécessaire. Au Palais- Royal