‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 6 sur 301 · Correspondance, t. VII, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. VII, p

2. Il céda cette charge à 1’évêque d’Àlet, Etienne de Polverel. Une lettre du cardinal parle d’un récépissé de 3o,ooo livres qu’il faut retirer de celui-ci. Cette somme de 3o,ooo livres représente-t-elle tout le prix de la charge? Probablement.

3. Sur la prébende de Saint-Martin de Tours, l’abbaye de Saint-Vast et l’évêché de Luçon, voy. Correspondance, t. VII, p. 53o.

jugerès à la première voue, après les réparations, dans quatre mois.» C’est l’architecte Salomon de Caus qui fut chargé des transformations à opérer à Limours, et ce furent vraisemblablement les derniers travaux de cet artiste, car c’est sa veuve qui toucha le montant du mémoire fourni en iGaG par son mari, ainsi qu’en témoigne la quittance suivante :

1O2G. — Damoiselle Ester Picart, veufve de feu Salomon de Caux, vivant insré-

nieur et architecte du Roy, demeurant à Paris es marets, au Temple, rue de Poictou, confesse avoir receu de noble homme maistre Lemasle, intendant et secrétaire de la maison de Monseigneur le Cardinal de Richelieu, la somme de deux mil huit cens quatre vingt dix huict livres contenu au mémoire et estât cy devant escript et pour les causes y mentionnées, dont quittance. Faict et passé à Paris, l’an mil six cens vingt six.

Ester Picart1.

Quant à l’aménagement intérieur de l’habitation, il dut être fort luxueux, h en juger par les quelques indications qui nous sont fournies dans les comptes de dépenses du cardinal. En iGa5, c’est le peintre Nicolas Duchesne3 qui y décore la chambre réservée à Louis XIII, quand il plaisait au roi de rendre visite à son ministre3.

Plus, la chambre du Roy, trois travées enrichies d’or, avec cartouches de reliefs dorés, à fond d’azur et blanc, et les frizes touttes de relief avec consolles, cartouches, et le dessoulz des poultres tout de relief avec festons dorez à fond d’azur et blanc : 200 livres.

Plus, pour les deux grandes figures que l’on a peinct de blanc de plomb à huille, qui sont les frontons au chasteau et celles qui sont sur le portail du jardin : 16 livres.

L’année suivante, c'est le maître menuisier du cardinal, à Paris, qui travaille à Limours et y sculpte les corniches d’une galerie :

Plus, en la galerie, j’ai fait a3 corniches pour les portraits des rois et raines et aussi les enchassures de douze portraits de princes et seigneurs pour mettre alentour du roy et de la reyne

En même temps « l’ami Bout lui lier » était chargé de veiller aux détails de l’installation quand le maître ne pouvait le faire lui-même. Il écrit le 8 septembre 1G2G à celui-ci:

Je vous prie, s’il se peut, faire oter un buste du roy qu’on a mis au passage

1. Documents pour servir à l'histoire de l’Hôtel-Dieu, ci té j par Buière, t. IV, p. 298, d’après l’Inventaire des papiers du secrétaire de Richelieu, Le Masle, prieur des Roches.

2. Il avait le titre de « premier peintre » de la reine Marie de Médicis.

3. Documents pour servir à l'histoire de l’Hôtel- Dieu, cités par Biiière, t. IV.

L i . Ibid., t. IV, p. 299.

LA CONSTRUCTION DU PALAIS-CARDINAL

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