‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 77 sur 301 · Evelyn, Journal, 18 novembre iG · texte numérisé non relu

Evelyn, Journal, 18 novembre iG

LE PALAIS-RO Y A. L

du cardinal de Richelieu, pas même celui de son valet de chambre Des Bournais, qu’il avait demandé, dans son Testament, qu’on nommât «concierge dans le Palais-Cardinal)). Voici ce document:

Année 16h5 :

A François Seneschal, concierge du Pallais Royal, pour trois quartiers

de ses gaiges /i5o li\ res.

A François Huet, ayant la charge du netloyement des chambres et soin des clefz dudit pallais, pour trois

quartiers de ses gaiges 225 —

A Maillet, ayant la charge et garde des salles et machines

dud. pallais, pour trois quartiers de ses gaiges 225 —

A Toussaint Dumée, peintre, ayant la garde et entretenemcnt des peintures et dorures, pour trois quartiers

de scs appointements V 5o — -

A Jean Guérin, portier des portes des rues des Bons- Entanls et de Richelieu, dud1 Pallais Royal, pour trois

quartiers de ses appointements i5o —

A Jean Mousset, portier de la grande porte dud. Pallais

Royal, pour Irois quartiers de ses appointements. ... i5o —

A François Desmoulins, concierge des corps de garde françois et suisses dud1 pallais, pour Irois quartiers de

ses appointements i5o —

A Nicolas Bouticourt, jardinier des jardins dud1 pallais tant pour Irois quartiers de ses gaiges que pour l’entretenement des dicts jardins 600 —

Signé : Louis et Guenegaud.

Les fêtes données à celle époque à Christine de Suède, qui visitait la France, ne furent guère brillantes. Cette princesse regarda sans mot dire1 les appartements que lui montra Anne d’Autriche, ses Bains, son Oratoire, ses peintures, appréciant tout sans rien faire paraître, étonnant un peu par ses brusqueries cette Cour de France qui n’était point habituée à des allures aussi cavalières. Elle alla au théâtre, et on la vit avec stupéfaction poser, une fois assise, scs pieds sur la balustrade de la galerie qui était devant elle, découvrant ainsi, dit la chronique, au public placé en contre-bas, la nudité de scs dessous. Elle se moquait des dames de la Cour qui maniaient avec des grâces mignardes leurs éventails à l’espagnole. — «Pourquoi des éventails?» dit-elle: «Les femmes de ce pays-ci sont assez éventées sans cela.» On la vit partir sans regret.

Le Fronde allait éclater. Déjà, dans le peuple, on ne se gênait pas pour

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