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Guiffrey, Comptes des Batiments du Roi, t. Ier, passim

3. Rapprochez ce nom de celui de d’Orbay, l’architecle bien connu dont on voit la signature sur un plan du Palais-Royal daté de 1693 et que nous reproduisons. Voyez pour la généalogie des d’Orbay, maçons et architectes du roi, l’article de Jal ('Dictionnaire critique J, qui est très complet.

3. Ce dernier compte n’est pas extrait des Comptes des Bâtiments du Roi, publiés par M. Guiffrey, mais d’un registre manuscrit des Archives nationales, comprenant le Supplément des dépenses des Bâtiments, O'X, 3138.

LE FRERE DE LOUIS XIV

Année 1664 : A Charles Breny, pour ouvrages de maçonnerie, 3,0oo livres. — A Pierre Dioni.s, pour ses ouvrages de menuiserie, 3,ioo livres. — \ Pierre Hennier, pour menuiserie , 35 livres. — A Coipel, peintre, pour ses ouvrages de peinture et dorure, i3,aoo livres. — A Coipel, pour payement de ses ouvrages de peinture dans la chambre de Mademoiselle, au Palais -Royal,

600 livres. — - A Pasquier, marbrier, pour parfait payement, 200 livr. — A Claude Goy, pour avoir doré la balustrade du Palais-Royal,

100 livres. — A Jean Macé 1 , pour son payement des ouvrages et réparations de bois de raport par luy faicts en la grande galleric du Palais -Royal, 488 livres.

Année 1665: A Ch. de Bressy, maçon, à-compte de ses ouvrages de maçonnerie par lui faicts en l’année 1 664 , 1,100 livres.

— A Ch. de Bressy, id.,

2,000 livres. — A Pierre Bastard, à-compte, pour la charpenterie, 600 livres. —

Au même, pour parfait payement, 588 livres. — A Urbain Cuffant, pour ses ouvrages de serrurerie faicts dans la grande galerie du

livres.

Palais-Royal,

— A Moytebcl, pour avoir relevé et reposé le parquet de la salle des gardes, 29S livres. — \ Legrand, pour ses ouvrages de serrurerie, 170 livres. — A Noël Coipel, peintre , pour ses ouvrages de peinture et dorure, 800 livres. — Au même, 782 livres. — \ Errard9, pour parfait payement des ouvrages de peinlure et dorure par luy faicts dans la chambre- alcôve de Monseigneur le duc d'Orléans en 1662 et 1 663 . — A Laurent et Jacques Lefebvre, pour leur perte de temps pour déloger du Palais-Royal, 3oo livres.

1. C’est lui qui avait déjà fait pour Anne d’Autriche le parque! en mosaïque dont il a élé question plus haut. Il avait un logement au Louvre. Il mourut le i4 mai 1671, âgé de soixantedix ans, avec le titre de «peintre et sculpteur en mosaïque ordinaire du Roy».

2. Le travail dont il est question ici dut être un des derniers que fit Errard, à Paris, avant de partir comme directeur de l’Académie de France à Rome, poste auquel il fut nommé en 1666.

Année 1666 : A Nicolas Mesnars1, marbrier, pour une année de l'entretènement de la chapelle du Palais-Royal, i5o livres. — Pour les vidanges, le jardin, ormes plantés, etc., 2,000 livres.

Année 1667 : A Ch. de Bressy, pour travaux de maçonnerie, 4, 000 livres. — Au même, pour les réparations des années 1 664 et 1666, 2,54o livres. — AJ. Bastard, pour travaux de charpenterie, 2,000 livres. — Au même, i,5oo livres. — A Valentin Dersigny, pour avoir fourni et mis en place plusieurs glaces dans les appartements du Palais- Royal, 206 livres.

Année 1668 : A Noël Le Maistre, maçonnerie , 2,200 livres. — A Pierre Le Bastard, à-complc pour ses travaux de charpenterie, 1,000 livres. — A P. Chevalier, à-compte pour ses travaux de menuiserie, 800 livres. — A Paul Goujon, dit La Baronnière2, pour les ouvrages de peinture qu'il a faits à l'appartement de Monsieur, au Palais - Royal, i,5oo livres.

Année 1669 : Construction d'une cuisine du commun, pour Monsieur : charpenterie, menuiserie, couverture. [Les dépenses ne furent soldées que onze ans après, en 1 680 3 !]

A Macé, ébéniste, pour le parquet de raport avec cuivre et eslain du petit cabinet de l'appartement de Madame, 25o livres. — A MarsyV sculpteur, pour les ouvrages de stuc au petit cabinet de Madame, 200 livres. — A Guevreau, miroitier, pour avoir estante et mis en place les glaces de miroir de l’apartement fie M. le duc d'Orléans, et à luy pour les glaces du cabinet de Madame, 876 livres5.

Pour incomplets que soient très probablement ces comptes, ils nous donnent toutefois un aperçu des changements apportés au Palais-Royal durant les huit premières années que le frère de Louis XIV l’habita. Ce ne fut pas d’un seul coup qu’on pratiqua les grosses réparations. On y mit plusieurs années. Monsieur n’était sans doute ni pressé ni exigeant. 11 pouvait, au surplus, attendre, car il n’avait que l’embarras du choix pour se loger. N’avait-il pas pour lui et les siens les somptueux appartements de Versailles, où se tenait la Cour et dont le séjour lui était infiniment plus agréable que celui de Paris? N’avait-il pas Montargis, Villers-Cotterets, où il allait parfois chasser? N’avait-il pas son château de Saint-Cloud, qu’il ne cessait d’agrandir et dont il faisait une merveille, en y dépensant des sommes folles6 '1 Nous voyons

1. Ce Nicolas Mesnars fut envoyé par Louis XIV en Italie, en Provence, en Languedoc, pour choisir et recevoir les marbres qu’on faisait extraire pour les Bâtiments du Roi. Il touchait de ce chef 1.200 livres d’appointements.

2. Paul Gougeon, sieur de La Baronnière, qualifié de «peintre du Roy » dans certains actes, est mort le 16 décembre 1690, rue Saint-Antoine. Il eut un fils qui eut également le litre de «peintre des Bastiments du Roy». — Cf. Jal.

3. Guiffrey, Comptes des Bâtiments du Roi, t. Ier, col. 12/12.

4. Les deux frères Gaspard et Balthazar Marsy, qui furent membres de l’Académie, travaillaient toujours ensemble. Ils décorèrent la Galerie d’Apollon. Les ouvrages qu'ils firent pour les jardins de Versailles sont bien connus. Leur père, mort en 1674 (paroisse de Saint -Eustache), fut également sculpteur, mais ce n’est évidemment pas de lui qu’il s'agit ici, car il était déjà fort âgé en 1669.

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