‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 90 sur 301 · Archives nationales, O · texte numérisé non relu

Archives nationales, O

ti. Les études de notaires m’ont fourni la liste complète des acquisitions de terrains faites par Monsieur pour le domaine de Saint-Cloud. Ce sont des documents intéressants, mais qui n’ont pas leur place ici. Je les utiliserai sans doute un jour pour un livre sur les Châteaux des ducs d'Orléans.

LE FIVERE DE LOUIS XI Y

cependant qu’au Palais-Royal son premier soin fut de remettre en état les appartements de parade, la salle des gardes, sa chambre, celle de Madame, celle de son premier enfant, celte pauvre Marie-Louise qui devait épouser Charles II d’Espagne et mourir si cruellement en 1689... Que ces diverses chambres aient été richement décorées, 011 n’en saurait douter quand on constate que le peintre Noël Coypel fait pour Goo francs de travaux dans la pièce réservée à la petite fille qui venait de naître, et pour plus de 1 3,ooo francs dans une autre qui n’est pas indiquée, mais qu’on retrouve dans les plans de l’ouvrage de Blondel1, ainsi que dans un autre plan inédit d’un très curieux album du Cabinet des Estampes, intitulé : Plans des Bâtiments du Palais- Royal et des logements des officiers 3, et où on lit: «Chambre où se trouvait anciennement un plafond peint par le sieur Coipel. »

Cette chambre, assez vaste, était située dans le corps de logis central, à droite, sur la façade : c’était là qu’était l’appartement de Madame, que Macé orne de parquets avec cuivre et étain, et que le sculpteur Marsy décore de ses stucs. Quant à la chambre de Monsieur, ornée par le peintre Errard, l’académicien, elle faisait vis-à-vis, sur l’autre aile du même corps de logis central, et contenait une profonde alcôve où était le lit. Les cabinets attenant à cette chambre furent peints par G011geon, sieur de La Baronnière. Enfin, les appartements de parade ou grands appartements se trouvaient dans l’aile droite donnant sur la rue Saint-Honoré, c’est-à-dire l’ancienne Galerie des objets d’art du cardinal de Richelieu, qu’Anne d’Autriche avait commencé déjà à transformer pour y loger Monsieur quand il n’était encore que le tout petit duc d’Anjou. La Galerie des Hommes illustres fut également restaurée, car c’est elle qui avait le plus souffert (on l’a vu dans Sauvai), moins par les dégradations des serviteurs — elle était restée déserte durant le séjour de la reine d’Angleterre — que par le fait de la toiture à moitié crevée et de l’humidité. L’ébéniste Jean Macé fut appelé à poser des parquets artistement travaillés dans la grande galerie, et d’importants travaux de serrurerie achevèrent cette réfection. Dans la chapelle, on répara le mieux possible la belle verrière à ornements d’argent qui avait été brisée, et les revêtements de marbre qui ornaient les murs furent

MADAME, HENRIETTE D’ANGLETERRE DUCHESSE D'ORLÉANS (D’après l’émail de Petitot)

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