‹ Le Palais Royal (volume 2)Chapitre 17 sur 94 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Elle en sortit trois jours après, par le crédit de son entreteneur. Mais ce fut une tache aux yeux de cet homme, qui ne vit plus, dans la jeune personne, qu’une malheureuse, flétrie par une condamnation à l’hôpital Il l’abandonna peu de

temps après.

Aglaé alla demeurer chez sa corruptrice, qui la traita comme ses filles ordinaires. Aglaé ne put supporter ce genre de vie cruel, qui n’est propre qu’à des femmes de bas-étage, accoutumées aux orgies, à se gourmer, en un mot, à un train de vie soldatesque. Elle a quitté la matrulle, et s’est mise à elle.

Il faut espérer que la lecture de cette histoire lui fera ouvrir les yeux sur son misérable état, quelle changera de conduite, elle qui est née honnête, et qui n’est pas volontairement tombée dans le vice ; quelle s’adressera aux magistrats, contre son indigne père, et qu’elle méritera qu’on lui rende justice.

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